La route de maccarty

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  • Publié le : 19 octobre 2011
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Le roman de McCarthy et surtout sa forme particulière ont fait l'objet de nombreuses comparaisons (vous en trouverez dans l'article de Buzz littéraire[->0]), pour la plupart prestigieuses. Sur lefond, le récit m'a fait penser à "Ravage" de Barjavel, roman qui m'avait beaucoup marqué dans mon adolescence. On y retrouve le voyage dans un pays dévasté par les flammes, la peur latente de l'inconnu,la fin de la civilsation moderne, la recherche d'un hypothétique monde meilleur. On peut trouver également une similitude dans les fins des deux récits, où les auteurs prouvent chacun à leur manière,en faisant ressortir une sorte d'absurdité dans l'entettement de leurs héros (le patriarche de la fin de "Ravage", et le père ici), que leur récit est plus qu'un hymne aux valeurs de courage, depaternalisme ou d'héroïsme viril.
Puisque l'on joue au jeu des comparaisons, certains aspects du roman (la quête de l'essence (dans le sens dérivé du pétrole) devenue denrée rarissime, les hordes decannibales juchées sur d'improbables véhicules motorisés, l'ambiance post-apocalyptique...) m'on fait penser au film Mad Max (sans le soleil australien), dans lequel la route est comme ici un élémentsymbolique important, un espace de liberté et de violence.
Pour le fond, McCarthy laisse ouvertes toutes les interprétations possibles de ce long cheminement. Dans cette épopée où la survie passe avanttout, l'auteur nous pose aussi une question brutale : quelles sont les raisons qui nous pousseraient à vivre dans un monde sans civilisation, sans culture, sans savoir, sans espoir. La foi est uneréponse assez naturelle, mais le discours du père à ce sujet est parfois contradictoire avec des phrases telles que : "Mon rôle, c'est de prendre soin de toi. J'en ai été chargé par Dieu." (p. 73) suiviesplus tard par "Il n’y a pas de Dieu et nous sommes ses prophètes". La morale est omniprésente dans le roman ; le bien est incarné par l'enfant, le mal par les hordes de cannibales, (le père semble...
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