La rumeur

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  • Publié le : 28 avril 2010
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Forces et limites du bénévolat
Par opposition au salariat, le bénévolat a été défini comme le bon vouloir de celui qui exerce une activité, qui donne de son temps sans être rémunéré. La notion de militantisme a été aussi évoquée comme notion voisine ou proche de l’action bénévole. Tout militant apparaît comme un bénévole alors que tout bénévole n’est pas forcément militant. De manièreglobale l’action bénévole suppose un engagement volontaire et gratuit. On choisit de s’engager dans telle ou telle association pour divers motifs : aider les autres, se faire plaisir, suppléer des manques…
Cependant l’action bénévole peut comporter des effets induits pervers. En effet certains emplois salariés peuvent se retrouver dévalorisés voire menacés par une concurrence associative.Dans certains domaines il y aurait création d’emplois si les bénévoles n’accomplissaient pas les tâches relevant des pouvoirs publics. (Parents à l’école, alphabétisation par des retraités, secteur social…etc). Le bénévolat supplée alors à un manque d’engagement de l'État. Il peut y avoir danger que l'État cherche à son tour à se décharger de grandes missions sur l’action bénévole(recherche médicale, Restos du Cœur…), avec pour conséquence paradoxale la chasse aux subventions de la part d’associations.

Toutefois la limite entre l’intérêt de l’action bénévole et celui de la mission de service public est parfois floue : dans quelle mesure les visiteurs de prisons font ils concurrence aux éducateurs ? La gratuité de la relation établie par le bénévole est complémentaire autravail accompli par le salarié.
Malgré ces limites il faut reconnaître au bénévolat ses forces. Il permet à l’initiative citoyenne de s’exprimer, il ouvre un espace de liberté, instaure d’autres rapports que les rapports marchands et offre un champ d’épanouissement possible à ses acteurs. Dans le cadre associatif, l’action militante a pu développer certains contre-pouvoirs (lutteantimondialisation, écologie…). Ce n’est pas à l'État de tout régler et le bénévolat, par sa proximité et son efficacité, redonne également du sens au lien social.
Certains regrettent que la montée de l’individualisme conduise à un désintérêt pour l’engagement bénévole. Même si on constate la multiplication du nombre de petites associations, globalement l’investissement est en recul depuisquelques années.
En conclusion, si l’action bénévole est indispensable au tissu social, elle n’est toutefois que complémentaire à l’action politique qui doit rester le socle sur lequel s’enracine le projet de société.
http://www.cafes-citoyens.fr/comptes-rendus/248-forces-et-limites-du-benevolat
Ressources humaines : les bénévoles de l'association - Peut-on définir le bénévolat ?Avec quatorze millions de bénévoles(1), on ne peut pas vraiment parler d'une crise du bénévolat. Cet engouement pour le bénévolat qui accompagne la montée en puissance du nombre d'associations (plus de soixante dix mille associations chaque année) traduit un dynamisme de bon aloi qui contredit les idées reçues sur la crise du bénévolat. A chaque équipe associative de savoir trouver les bonsarguments pour mobiliser durablement ses équipes bénévoles.
Il n'existe pas de définition officielle du bénévolat parce qu'il n'existe pas de statut juridique du bénévole. Cependant, selon le Conseil économique et social "le bénévole est celui qui s'engage librement pour mener à bien une action non salariée, non soumise à l'obligation de la loi, en dehors de son temps professionnel etfamilial". Un bénévole est donc une personne non rémunérée qui donne de son temps librement pour une association sans lien de subordination avec elle. Le bénévole et l'association sont liés par un contrat moral par lequel chacun s'engage implicitement à porter ses responsabilités, à se rendre disponible et fiable l'un pour l'autre et à contribuer à la réalisation des objectifs du groupe....
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