La satire dans candide

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  • Publié le: 9 février 2010
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I) La satire de la noblesse.

La satire de la noblesse apparaît dès le début du conte au chapitre I. La noblesse est ici représentée par la famille Tender-ten-tronckh. Au fil du chapitre I, nous nous rendons compte que la grandeur des Tender-ten-tronckh est mensongère. Le nom de la famille, tourne en dérision la famille du baron. L’étymologie de « Thunder », qui signifie tonnerre en anglais,ridiculise toutes ses prétentions. L’attachement à la hiérarchie « 71 quartiers » alu lieu de 72 est ridicule. Les Thunder-ten-tronckh jouent au seigneur mais n’en sont pas. Leur titre de noblesse est l’un des moins élevé. Ce qui fait leur grandeur et qu’il considère comme du luxe n’en est pas. L’illusion apparaît aussi dans le passage de la vérité au mensonge, « les palefreniers » se transformenten « piqueurs », « vicaires » deviennent un « aumônier ». La grandeur du baron, sa puissance n’existent en fait que dans son esprit.

II) La satire de L’optimisme

La philosophie optimiste est fondée sur des illusions. Voltaire attaque cette philosophie dont le principe est tout va bien dans le meilleur des mondes possibles. Dans ce conte philosophique, le seul personnage qui est amené àappliquer cette théorie est Pangloss. Afin de démonter ce qu’il affirme il est amené à énoncer de faux rapports logiques. Ainsi dans le chapitre I, Pangloss affirme que « le château de Monseigneur le baron était le plus beau des châteaux « parce qu’ils vivent dans le meilleur des mondes possibles ». Mais le lien qui unie la cause et la conséquence est artificielle car la théorie de Pangloss estarbitraire. Pour Voltaire la théorie de Pangloss est un dogme qui ne s’appuie sur aucune réalité et qui ne tient pas compte des faits. A travers la dénonciation de que professe Pangloss, Voltaire s’en prend à Leibnitz. Ces systèmes sont résumés par la science que Pangloss enseigne « la métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie». L’assonance en « o » et la longueur exagérée de ce mot discrédite cettescience et donne l’impression qu’elle n’est pas sérieuse.

III) La satire de l’inquisition

Dans le chapitre VI de l’œuvre, Voltaire présente les inquisiteurs de manière ironique. L’expression « les sages du pays » est une antiphrase puisque leur décision dément leur sagesse. En effet dans cette partie du conte, après un tremblement de terre qui touche la ville de Lisbonne et qui fait desmilliers de morts, les sois disant sages décident de tuer les rescapés. Les inquisiteurs sont des religieux, des gens instruits puisqu’ils viennent de l’université de Coimbre, qui est le lieu de la connaissance et de la religion. Pourtant ce sont des êtres superstitieux, ils croient que faire un autodafé empêchera la terre de trembler. L’autodafé prend ici la forme d’un acte magique. Pour faire cetautodafé, les inquisiteurs, font des arrestations abusives et absurdes ; un biscayen est arrêté pour un motif religieux mais peu grave, il a épousé sa commère. Deux portugais sont accusé d’être juif car ils n’ont m’a mangé le lard de leur poulet, il peut ici s’agir d’une simple question de gout. Candide et Pangloss sont quant à eux arrêtés pour des motifs absurdes qui se réduisent à deux verbes «parler » et « écouter ».

IV) La satire de la guerre et de l’esclavage.

Ces deux fléaux essentiels portent une atteinte majeure au respect et à la dignité de la personne humaine. La guerre est principalement montrée dans l’horreur, au célèbre chapitre III. Un terrible écho au chapitre XXIII achève d’en montrer la cruauté. En effet, alors que Candide et Martin naviguent vers l’Angleterre, ilsvoient un amiral condamné à mort pour « n’avoir pas fait tuer assez de monde ». Terrible leçon d’une logique violente, la guerre entraîne l’homme dans un mécanisme infernal. Reste d’un monde barbare entretenu par les rois, sa prétendue noblesse est comme l’harmonie du champ de bataille « telle qu’il n’y en eut jamais en enfer » (III).
Au chapitre XIX, l’esclavage est condamné par la figure du...
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