La seconde guerre mondiale

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  • Publié le : 3 juin 2012
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Amérique du nord - Séries ES & S
Objet d'étude : le biographique
Jean-Jacques Rousseau - Les Confessions, 1764-1770.
Chateaubriand : Mémoires d'outre-tombe, 1848-1850.
Colette: Sido, 1930.

I Vous répondrez d'abord à la question suivante (4 points)
Identifiez et analysez dans ces textes les marques caractéristiques du récit autobiographique.II Vous traiterez ensuite un de ces trois sujets (16 points)
1. Commentaire
Vous commenterez le texte de Colette.
2. Dissertation
Dans Les Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand justifie ainsi son projet autobiographique: " Mettons à profit le peu d'instants qui me restent; [...] Le navigateur, abandonnant pour jamais un rivage enchanté, écrit son journal à la vue de la terre qui s'éloigne etqui va bientôt disparaître. " En quoi, selon vous, l'écriture autobiographique permet-elle de recréer le passé ?
Vous développerez votre réflexion en vous appuyant sur les textes du corpus et les textes que vous avez lus.
3. Écriture d'invention
Madame Basile écrit à son amie intime : elle rapporte et commente la scène telle qu'elle l'a vécue.
Texte 1 : Jean-Jacques Rousseau - Les Confessions.Jean-Jacques, tout jeune apprenti, a proposé ses services à un orfèvre, Monsieur BASILE. Or chaque fois que celui-ci part en voyage, il laisse sa jeune épouse sous la garde d'un commis...
Un jour qu'ennuyée des sots colloques du commis elle(1) avait monté dans sa chambre, je me hâtai, dans l'arrière-boutique où j'étais, d'achever ma petite tâche et je la suivis. Sa chambre était entrouverte ;j'y entrai sans être aperçu. Elle brodait près d'une fenêtre, ayant, en face, le côté de la chambre opposé à la porte. Elle ne pouvait me voir entrer, ni m'entendre, à cause du bruit que des chariots faisaient dans la rue. Elle se mettait toujours bien : ce jour-là sa parure approchait de la coquetterie. Son attitude était gracieuse, sa tête un peu baissée laissait voir la blancheur de son cou ;ses cheveux relevés avec élégance étaient ornés de fleurs. II régnait dans toute sa figure un charme que j'eus le temps de considérer, et qui me mit hors de moi. Je me jetai à genoux à l'entrée de la chambre, en tendant les bras vers elle d'un mouvement passionné, bien sûr qu'elle ne pouvait m'entendre, et ne pensant pas qu'elle pût me voir: mais il y avait à la cheminée une glace qui me trahit. Jene sais quel effet ce transport fit sur elle ; elle ne me regarda point, ne me parla point; mais tournant à demi la tête, d'un simple mouvement de doigt, elle me montra la natte à ses pieds. Tressaillir, pousser un cri, m'élancer à la place qu'elle m'avait marquée, ne fut pour moi qu'une même chose: mais ce qu'on aurait peine à croire est que dans cet état je n'osai rien entreprendre au-delà, nidit un seul mot, ni lever les yeux sur elle, ni la toucher même, dans une attitude aussi contrainte, pour m'appuyer un instant sur ses genoux. J'étais muet, immobile: mais non pas tranquille assurément : tout marquait en moi l'agitation, la joie, la reconnaissance, les ardents désirs incertains dans leur objet, et contenus par la frayeur de déplaire sur laquelle mon jeune coeur ne pouvait serassurer.
Je ne sais comment eût fini cette scène vive et muette, ni combien de temps j'aurais demeuré immobile dans cet état ridicule et délicieux, si nous n'eussions été interrompus. Au plus fort de mes agitations, j'entendis ouvrir la porte de la cuisine, qui touchait la chambre où nous étions, et Mme Basile alarmée me dit vivement de la voix et du geste : " Levez-vous, voici Rosina. " En me levanten hâte, je saisis une main qu'elle me tendait, et j'y appliquai deux baisers brûlants, au second desquels je sentis cette charmante main se presser un peu contre mes lèvres. De mes jours, je n'eus un si doux moment: mais l'occasion que j'avais perdue ne revint plus, et nos jeunes amours en restèrent là.
[... ] Un petit signe du doigt, une main légèrement pressée contre ma bouche, sont les...
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