La sociologie des organisations

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  • Publié le : 19 mai 2010
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La Sociologie des organisations
Deuxième partie – Les cas – Présentation et analyse des cas

Cas n°1. Le freinage

Taylor et les relations humaines

Présentation du cas

Une enquête à l’étude du freinage a été emmenée dans une entreprise de mécanique, à propos de la production des ouvriers non qualifiés – issus d’un milieu urbain, ayant une certaine ancienneté, un âge moyen. L’entreprisea plutôt une bonne réputation et les salaires versés sont situés dans la moyenne des salaires locaux.

Le salaire est calculé selon le principe du salaire horaire au rendement : la production de chaque ouvrier est mesurée heure par heure et inscrite sur sa fiche individuelle. Elle est ramenée à un taux :

La production d’une machine pour une pièce

La production d’une autre machine pour uneautre pièce

Ce salaire au rendement est de type incitatif. A chaque taux correspond un niveau de salaire :

- 85 : taux minimal fixé au-dessous duquel l’ouvrier est payé au salaire minimal A

- De 85 à 94 : payé (1 + 10%) A

- De 95 à 104, payé (1 + 20%) A

- De 105 à 114 : payé (1 + 30%) A

- …

Ce barème du salaire s’est montré pourtant inégal au moment del’enquête. Il paraît que certains taux s’étaient plus faciles à dépasser alors que d’autres difficiles à atteindre.

Le système (pression de la hiérarchie) empêche un ouvrier de travailler sur la même machine à un rythme trop différent. L’ensemble des ouvriers tourne en principe sur l’ensemble des machines.

[Question et graphique] Page 279, 280

Analyse du cas

Même les OS font des choixstratégiques

1. Les principales notions à retenir :

- L’idée de stratégie : tout individu et tout groupe a une stratégie particulière face aux règles qui lui sont imposées. Ici dans le cas, la direction a un objectif de production alors que le groupe ouvrier fonctionne selon ses objectifs propres.

- L’idée de norme : dans toute situation de groupe, le groupe produit une norme qui peutêtre libérale ou contraignante.

- L’idée de liberté des acteurs, donc d’imprévisibilité : difficile de prévoir les conduites humaines. L’objectif de la sociologie n’est pas du prévoir (le rôle du décideur), mais d’analyser une situation donc de rendre la prévision moins aléatoire.

2. Relecture du cas – quelques remarques

- Le type de main-d’œuvre : hommes, ancienneté, âge, milieuurbain.

- Faire distinction entre taux et production effective

- La régularité de la production par machine : un ouvrier est contraint de travailler à une cadence identique au cours de sa journée de travail + la rotation des postes donc tous les ouvriers passent sur toutes les machines

3. Résultats de l’enquête

- Les constats matériels : une petite courbe de 25 à 64,l’absence de production de 55 à 114 donc aux alentours de 85, puis une courbe dite en J de 105 à 144

- Les faits : il existe une norme, qui ne peut être due ni aux machines ni aux limites physiques des ouvriers car elles sont inégales

- Les hypothèses explicatives : une volonté de limiter les changements de taux de la direction – il y a des paresseux et les travailleurs – les ouvriers sont desacteurs qui fonctionnent selon leurs objectifs ils se donnent une stratégie précise

- La vérification : les machines sont divisées en 2 catégories – « boulots qui puent » et « boulots juteux ». Il semble que les ouvriers sont sensibles à la stratégie gain-fatigue

Cas n°2. Le cas Harwood

Relations humaines et participation

Présentation du cas

Il s’agit d’une expérience réaliséeen 1948-1950, en application directe de la théorie des relations humaines à une entreprise industrielle – Harwood Manufacturing Corporation. L’un de ses résultats est la découverte de la résistance psychologique qu’un individu et un groupe opposent à l’exécution d’un ordre mal compris, mal accepté, à l’élaboration duquel ils n’ont pas participé.

L’entreprise recrute principalement des...
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