La théâtralité dans les liaisons dangereuses

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  • Publié le : 23 mars 2011
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La théâtralité des Liaisons dangereuses

Quand Laclos justifie son projet de dénoncer les dangers des libertins, il fait référence au théâtre et plus précisément au Tartuffe deMolière. « Mme de Merteuil a-t-elle jamais existé ? Je l’ignore(…) Mais quand Molière peint le Tartuffe, existait-il un homme qui, sous le manteau de la religion, eût entrepris de séduire la mère dont ilépousait la fille, de brouiller le fils avec le père, et de finir par se rendre le délateur de sa victime, pour échapper à ses réclamations ? »
Le théâtre, dans Les liaisons dangereuses, symboliseune société des apparences dont les maîtres sont les libertins, auteurs et metteurs en scène de « plaisantes noirceurs » et dont les victimes sont les acteurs involontaires.

I Le romanépistolaire et le théâtre : un rapport privilégié

* Les références à des œuvres théâtrales sont nombreuses : citations devers, parallèles avec des héroïnes raciniennes.
* Les intrigues fontappel à des personnages et des éléments de comédie : le maître de musique, Azolan, « vrai valet de comédie », les précautions inutiles de Mme de Volanges, les fausses confidences de Valmont etMerteuil, la double inconstance de Cécile et Danceny.
* L’action des Liaisons rappelle celle d’une tragédie :
* Des lieux peu nombreux : Paris, le château.
* Temps concentré : moins de six mois* Des intrigues qui se rejoignent
* La catastrophe du dénouement
* Le rôle de la fatalité
Le roman épistolaire, comme le théâtre, rend les personnages présents sans intermédiaire : ilsexistent à travers les mots qu’ils écrivent ou prononcent.

II Le grand théâtre de la sociabilité et de l’hypocrisie

* Une société en perpétuelle représentation 
Valmont : « j’en dis non pas tout le bien que j’en pense, mais tout celui que je n’en pense pas »
Merteuil à Cécile : » Vous écrivez toujours comme un enfant ; vous dites tout ce que vous pensez et rien...