La théorie d'agence

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  • Publié le: 7 janvier 2011
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Le plan :

I. Le pouvoir :
1. Définition du pouvoir
2. Les différentes approches du pouvoir
3. Les sources du pouvoir

I. La théorie de l’agence
1. Contexte historique
2. Définition
3. Les courants de la théorie de l’agence
4. Les couts
5. Le modèle shareholder / le modèle stakeholder
6. L’influence de la théorie de l’agence
7. Les limites de lathéorie de l’agence

Introduction :

E
n tant qu'organisation poursuivant des objectifs dans un environnement économique, l'entreprise est le lieu de rencontre de toute une série d'intervenants intéressés par sa performance. Il s'agit notamment des dirigeants, des actionnaires et des tiers (institutions de crédit, autorités publiques, clients et fournisseurs, salariés, ect...).
Comme lesdébats actuels sur la notion de gouvernement de l'entreprise le soulignent particulièrement, les intérêts des intervenants, s'ils sont dans une large mesure convergents, sont également contradictoires. D'un point de vue théorique, la différence de position entre les différents intervenants peut s'analyser en tant que « relation d'agence ».
En effet, la notion d'agence pourrait recouvrir pratiquementtoute relation contractuelle entre individus ou organisations. Elle ne présente cependant un intérêt que parce que le contrat y présente certaines caractéristiques quant à la nature et à la répartition de l'information entre les parties. En effet, le contrat se caractérise par l'hypothèse de l'information imparfaite relativement à l'état de la nature et aux comportements des agents et par laprésence d'asymétrie d'information entre le principal et l'agent. La conséquence de ces problèmes d'information est d'une part que le contrat qui lie les parties est nécessairement incomplet et d'autre part que le principal n'a pas les moyens de contrôler parfaitement l'action de l'agent (Coriat&Weinstein, 1995).
Une telle situation nécessite la mise en place des moyens destinés à orienter leurcomportement. Ces moyens prennent deux formes principales : les incitations (Incentives) et le contrôle (monitoring). Les incitations - telles que la rémunération à la performance - ont pour objectif d'assurer un minimum de convergence d'intérêt entre actionnaires et dirigeants. Le contrôle passe quant à lui par la mise en place de procédures de suivi de la performance des dirigeants afin de réduirel'asymétrie d'information. A cet égard, L'établissement des comptes annuels des entreprises (constitués du bilan, du compte de résultat...) est un moyen de contrôle dont les enjeux sont importants.
Pour parvenir à un équilibre contractuel entre ces intervenants à objectifs divergents, le contrôle est l'un des moyens utilisés afin d'atteindre cet équilibre où régulant ces relations contractuelles.L'importance de l'audit externe dans la résolution des conflits d'intérêts a été soulignée par plusieurs auteurs. Jensen et Meckling, les fondateurs de la théorie d'agence ont été les premiers à aborder l'utilité et le rôle de la fonction audit dans la résolution de ces conflits.
I- Définition et sources du pouvoir :

1. Définition du pouvoir :

a. La notion de pouvoir ensociologie :

Le pouvoir est souvent considéré comme une relation entre des acteurs sociaux (des individus, des groupes sociaux ou classes sociales). Comme le disait Max Weber, la relation de pouvoir s'observe quand un individu accomplit (ou s'abstient d'accomplir) conformément à la volonté d'un autre individu, une action qu'il n'aurait pas accomplie(ou aurait accomplie) spontanément. J-M Denquindit que pour avoir du pouvoir il faut savoir commander, se faire respecter et se faire obéir. Mais le critère de pouvoir se trouve dans la tête de celui qui obéit, est censé ou parait obéir. Lui seul sait ce qu'il aurait fait si aucun ordre ne lui avait été donné. Tous les observateurs extérieurs y compris celui qui a donné l'ordre ne peuvent émettre à son sujet que des conjectures.
C'est...
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