La triche à l'école

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  • Publié le : 8 juin 2009
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La triche à l'école : tolérance zéro?

Intro:

La triche à l'école est un sujet dont on parle peu. Pourtant, ce phénomène existe depuis toujours, et ce, à multiple degrés: du simple coup d'oeil chez le voisin à la trousse armée de copions. D'après une enquête menée depuis de 10 ans par André Demarque auprès d'élèves de cinquième secondaire, il apparait que près de 85%des étudiants tricheraient au moins de manière occasionelle au cours de leur apprentissage. Ceux qui déclarent ne jamais avoir triché se font rares. Face à cette moyenne interpellante, la question suivante peut se poser: « Faut-il ou non adopter un système de tolérance zéro face à la triche dans les écoles? »

Thèse:

Pour amorcer une tentative de réponse, il est judicieux de cernerles maux de ce phénomène grandissant, afin de comprendre quelles raisons nous pousseraient à adhérer à cette réforme.
Tout d'abord, en trichant, l'élève apprend à contourner des règles. A force, il peut aussi commencer à tirer une certaine fierté quant à sa victoire sur la légalité. Or, l'école est suposée être un lieu d'apprentissage, préparant ses jeunes, de telle sorte qu'à leursortie, ceux-ci s'intègrent au mieux dans la société et aux lois qui la dirigent. Il parait dès lors logique que dans un tel établissement on empêche au maximum les citoyens de demain à prendre goût au défi des règles et des autorités.
Un autre danger de la triche aujourdh'ui est son probable effet« boule de neige ». Comme ceux qui ne fraudent pas sont minoritaires, par conséquenthors-norme, on leur attribue bien souvent un regard interrogateur, étonné et sceptique quant à leur résistance à cette tentation. A partir de là, la notion de conformité et de « je ne veux pas être différent des autres » intervient lourdement. N'est-ce pas à l'âge adolescent que les effets de mode et de groupes sont les plus marqués?
De plus, il y a lieu de souligner l'injusticeexistante envers les non-tricheurs qui voient leurs cammarades être récompensés de leur malhonnêteté, par des notes très satisfaisante, souvent meilleures que ceux qui ont travaillé dur. Ecoeurés, ne seront-ils pas eux aussi tenter d'agir de la sorte?
Il a aussi été constaté que la tricherie, tellement répétée, finit par véritablement se banaliser dans l'esprit de certains. Mais en plusde cela, d'autres estiment maintenant que les professeurs eux-mêmes peuvent susciter la tricherie, en donnant trop de travail aux élèves par exemple, ou en ne les surveillant que d'un oeil lors des épreuves...
Enfin face à la fraude, il n'y a plus de jugement valable possible de leurs capacités. Effectivement, celui-ci est bel et bien faussé, vu que les résultats obtenus ne sont plus lereflet d'un travail personnel et honnête.
Est-ce donc véritablement un service à rendre à l'élève que de tolérer la moindre triche?

Antithèse:

Pourtant il semble que grâce à la triche à l'école, tout le monde puisse y gagner!
Dès lors si l'on ne tolère plus le moindre petit écartement, les pertes risquent d'y être considérables.
Latriche est en premier lieu bénéfique à l'élève, car par son biais, l'échec scolaire et les conséquences familiales qui y sont liées diminueront. Les professeurs eux aussi ne peuvent que ce réjouir de la bonne réussite de leurs élèves, tant que la supercherie n'est pas découverte. Elle constitue donc un facteur de satisfaction générale.
Celle-ci peut également servir d' « arme dejustice ». En effet, face à l'étude, les élèves ne sont pas égaux. Certains possèdent des prédispositions dans certaines matières que d'autres n'acquieront jamais. On ne nait pas avec un patrimoine génétique et des capacités égales. L'existence de la triche et la faible possibilité de son usage donne alors à tous l'opportunité de réussir. Donc en quelque sorte elle rétablit bien une égalité quant aux...