La valorisation agricole des dechets menagers

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  • Publié le : 11 août 2010
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CHAPITRE I : FONDEMENT THEORIQUE DES POLITIQUES CORRECTRICES DES PROBLEMES ENVIRONNEMENTAUX ET ANALYSE DES ORDURES MENAGERES
L’économie de l’environnement constitue un univers théorique qui s’organise autour des concepts d’externalité ou de biens publics. L’un des problèmes environnementaux communs de la plupart des PED est la gestion de leurs ordures. Cette gestion mal maitrisée desordures ménagères dans ces PED entraine une pollution qui est souvent qualifiée de gêne ou de nuisance. Cette pollution occasionne à son tour une perte de bien-être que la théorie standard assimile à une perte d’utilité ou de satisfaction car ne pouvant pas être prise en compte par un mécanisme de régulation marchande. Ainsi la gestion des ordures s’apparente à un bien public à caractèreenvironnemental qui est à l’origine des externalités. Par conséquent, il nous semble nécessaire de mieux comprendre ces concepts de biens publics et d’externalité.

SECTION 1: la théorie des biens publics et gestion des ordures ménagères
1.1 Définition
Un bien ou un service est dit public lorsque sa consommation par une personne n’empêche en rien celle d’une autre. En fait, c’est un biendont les agents peuvent bénéficier simultanément de son usage. Ces biens échappent à la logique du marché parce qu'un calcul coûts-avantages est impossible en ce qui les concerne. Ces biens ne peuvent donc être produits et consommés que suivant des procédures non marchandes, leur financement se fait nécessairement par un prélèvement obligatoire (impôt ou cotisation sociale).
Les biens publicsrenferment les caractéristiques d’indivisibilité et de non exclusion. Du fait de ces caractéristiques, le calcul économique sur les biens publics favorise les stratégies égoïstes, notamment de « free rider » ou passager clandestin. Les personnes ne sont pas incitées à contribuer au financement des biens publics puisqu’elles savent ne pas être exclues de leur utilisation, une fois qu’ils ont étéproduits.

1.2 caractéristiques des biens publics
1.2.1 L’indivisibilité ou non rivalité
Par indivisibilité, il faut comprendre le fait que la consommation du bien par une personne ne diminue pas la quantité disponible pour les autres consommateurs. Elle est donc non rivale de celle des autres. Le coût marginal engendré par le consommateur étant nul, le rationnement n’est pas justifié dupoint de vue de l’allocation optimale. En considérant de manière globale le service du secteur des déchets, il semble difficile de conclure l’indivisibilité dans son offre. Aussi, le problème de rationnement par le volume se pose souvent au niveau de la collecte. En effet, la collecte qui est une activité d’enlèvement auprès des ménages de leurs déchets se fait le plus souvent porte à porte àAbidjan à l’aide de charrettes. Une fois que ces charrettes atteignent leur volume maximal, l’éboueur est contraint de laisser non vidées les poubelles des autres ou il est obligé certaines fois de vider seulement qu’une partie de la poubelle pour pouvoir servir tous les ménages. Ainsi, la collecte se présente comme un bien privé, ce qui spécifie le caractère divisible de la gestion des déchets.Mais, malgré que les déchets ménagers soient collectés seulement dans un quartier ou une rue cela n’enlève en rien le caractère indivisible au cours du transport et du traitement. En effet, une fois que tous les ménages arrivent à regrouper leurs déchets aux dépotoirs conventionnels, le transport et le traitement se font sansdistinction dans tous les quartiers.
1.2.2 La non exclusion
La non exclusion signifie que le propriétaire ou le fournisseur du bien ne peut réserver l’utilisation seulement à ceux qui sont disposés à payer pour en user. Une fois produit, le bien est à la disposition de tous. N’ayant pas de compétition pour la possession des biens publics, rien ne contraint le consommateur à révéler ses...
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