La valorisation des textes litteraires en classe de fle

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  • Publié le : 21 juillet 2011
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La valorisation des textes littéraires en classe de FLE
Les textes littéraires, qui deviennent de plus en plus privilégiés avec l’approche communicative, occupent une place toute aussi importante dans la classe de français que celle de tous les autres documents authentiques et qui puissent être très bien et préférablement utilisés conjointement par les enseignants.
Les textes littéraires sontde vraies sources d’information concernant une certaine époque ou une certaine culture. A travers eux, on est capable de voyager dans le temps (et ainsi pouvoir comparer les mentalités et les coutumes de différentes époques), et dans l’espace (voir par la suite mentalement des lieux où l’on n’est jamais allé). Donc, apprendre une langue étrangère ne signifie pas seulement maîtriser la grammaireou le lexique. Connaître la culture d’un autre peuple devrait être le but vraiment visé dans l’apprentissage d’une langue.
La preuve dans ce sens la constitue l’attitude des Roumains à la fin du XIXe siècle et au début du XXe envers la France et la culture des Français. Bucarest n’était pas pour rien appelé « le petit Paris ». Les intellectuels roumains s’étaient servi du lexique français pourintroduire dans notre langue des néologismes (et rafraîchir ainsi la langue) ; en plus on sentait déjà un souffle latinisant. Mais ils n’ont pas pour autant laissé de côté la culture, beaucoup d’idées littéraires ou artistiques et de coutumes ont été empruntés.
Les textes littéraires écris en autre langue sont très utiles pour enrichir son propre vocabulaire et surtout pour dégourdir sonexpression en langue étrangère. Tout le monde sait que la compétence d’expression survient après l’acquisition de la compétence de compréhension. Plus on lit des textes écrits dans une langue étrangère plus on se forme des habiletés pour s’exprimer dans cette langue. Il s’agit ici plutôt d’un mécanisme de mémorisation involontaire. Parfois, on ne traduit même pas, on comprend tout simplement ce qu’uneexpression veut dire, on s’imagine le « paysage » entier puisque les mots et les expressions portent un sens que les opérations mentales associent en un instant à de certaines images.
L’accumulation des textes soit écoutés soit lus développe la compétence de compréhension, et celle-ci conduit à une maîtrise de nombreuses structures de la langue, qui seront plus tard utilisées à profit comme sourceprincipale dans la production orale ou écrite en conduisant au bon développement de la compétence d’expression. D’accord, on se heurte parfois à de certains aspects morphologiques ou grammaticaux qui puissent poser des obstacles dans la compréhension. Dans ce cas, ils peuvent et doivent être explicités. L’incompréhension apparaît principalement à cause des structures (syntaxiques ou morphologiques)qui sont différentes dans une langue étrangère de sa propre langue.
Pourtant, je me rappelle que j’avais une collègue de lycée qui aimait beaucoup lire des romans en français et regarder des documentaires et des émissions sur TV5. Elle nous a surpris quand elle a utilisé à l’aise le subjonctif sans maîtriser la théorie que le professeur allait nous expliquer. Elle ne se rendait même pas comptepourquoi elle s’en servait. C’était en fait un cas d’utilisation préétablie de structures provoquée par une mémorisation involontaire ; l’explication qu’elle nous offrait le plus souvent était : « ça sonne mieux comme ça ».
Par conséquent, je trouve que cette façon d’apprendre la grammaire d’une langue étrangère est la plus adéquate. A rien ne sert de savoir toutes les règles du « siconditionnel » ou du subjonctif ou de la formation d’une multitude de temps verbaux si l’on a du mal ensuite à s’exprimer. En effet, parfois, la parole doit surgir plus rapidement (je pense aux répliques) que les procès mentaux « s’occupant » de la pertinence de l’énoncé ne réagissent. Par la suite, l’apprenant ressent l’effort pénible, l’infériorité face à ses interlocuteurs et la crainte de ne pas se...
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