La ve republique

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M-J Rossi- Jaouen, lycée Jean Monnet, La Queue les Yvelines

La Ve république de 1958 à 1969 : la période gaullienne.

Livre p 311-313,322-327

Introduction :

Le général De Gaulle a su utiliser le mécontentement des militaires d'Alger pour revenir au pouvoir de façon légale bien que des manoeuvres aient eu lieu dans l'ombre( p 311-313). Il doit donc rétablir l'ordre en Francemétropolitaine, régler la question algérienne, redresser la situation financière et avant tout donner de nouvelles institutions la France. De 1958 à 1962 il s'attache à régler ces problèmes puis mène une politique d'indépendance nationale qui n'est pas sans provoquer des remous dans le camp atlantique. Porté par une conjoncture économique favorable, il ne prend cependant pas assez en compte les mutations dela société française et ses nouvelles aspirations que révèle brutalement la crise de mai 1968 ; malgré les efforts de réorientation de sa politique, le général De Gaulle quitte le pouvoir après l'échec du référendum du 28 Avril 1969.

I) L’établissement de la Ve République et le règlement de la question coloniale : 1958 -1962 :

A) La Constitution de 1958 :

1) Contexte :

Appelé aupouvoir en juin 58 alors qu'il pensait ou laissait penser qu’il n’aurait plus de fonctions politiques, De Gaulle a les pleins pouvoirs pendant six mois avec mission de réformer la constitution. Conscient que son retour au pouvoir sous la pression des militaires et des colons s’est fait dans un contexte trouble il s'efforce de donner des formes constitutionnelles à son retour.

2)Formation du gouvernement et rédaction de la constitution :

• De Gaulle forme un gouvernement d'union nationale pour rassurer l'opinion : il rassemble tous les partis sauf l'extrême droite et le parti communiste. Ce gouvernement est composé de 23 ministres dont 15 parlementaires et sept hauts fonctionnaires. Trois chefs de parti et anciens présidents du conseil de la IV° République en sont membres: Guy Mollet pour la SFIO, Pierre Pflimlin pour le MRP, Antoine Pinay pour les Indépendants. Chacun de ces partis est représenté par trois ministres auxquels s'ajoutent des gaullistes qui tiennent les ministères- clé comme Michel Debré pour la justice, Couve de Murville pour les affaires étrangères, le préfet Pelletier à l'intérieur, ainsi que Guillaumat ,polytechnicien aux armée et AndréMalraux à la culture.

• Pour gagner du temps, la rédaction de la constitution n'est pas confiée à l'Assemblée mais à des experts réunis autour de Michel Debré. Le texte est soumis à un comité ministériel puis à un comité représentatif composé de 39 représentants de l'Assemblée, du Sénat et du gouvernement présidé par Paul Reynaud qui avait été l’avant- dernier Président du Conseil en 1940.Elle est présentée symboliquement le 4 septembre 1958 Place de la République à Paris par De Gaulle lui-même( photo p 320,doc 1 p 322).
Elle est adoptée par référendum le 28 septembre 1958 par 79,25 % de oui et 20,75 % de non parmi les votants ; les abstentions sont relativement élevées avec 15 % ; se sont particulièrement opposés à la constitution l'extrême droite et les poujadistes, le particommuniste et quelques personnalités de gauche dont Mendès-France et Mitterrand ; cela provoque par ailleurs une rupture au sein de la SFIO et la fondation d’un PS autonome qui devient le PSU en 1960.

3) Le texte :

Il se présente comme une formule hybride (schéma p 323 et §1 p 326) qui tient compte :
- des thèses de De Gaulle déjà exprimé dans le discours de Bayeux etd'Épinal sur le renforcement du pouvoir exécutif et l'affaiblissement du pouvoir des assemblées.
- de l'expérience des IIIe et IVe république où le pouvoir des assemblées avait été source d'instabilité.
- des souhaits de la gauche et du centre attachés au régime parlementaire et à la séparation des pouvoirs.
En conséquence l'autorité de l'État et du pouvoir exécutif est renforcée( doc 4  p...
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