La vie au moyen-age

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1080 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 8 mai 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Le texte fait référence à la Shoah : « wagons plombés », « nombres ». Les Häftlings subissent une déshumanisation, la perte de leur identité. C'est le début du voyage, puis vient le tatouage, la mort est suggérée par diverses images. Évocation de quelques survivants. Strophe 6 : arrêt sur image : le poète est interpelé au plus haut point de la cruauté : c'est l'acmée du poème.

Dans les vers 6et 7, l'image développée exprime la fatalité. Il y a un parallélisme : la main (Allemands) jette les dés et fixe le destin inéluctable des déportés.

Aux vers 13 et 14 : « Jean-Pierre » : prénom français, catholique, qui fait référence à « Jésus » au vers suivant. « Natacha » : prénom slave, tsigane, qui fait référence aux persécutés. « Samuel » est d'origine juive. A l'époque de l'écriture dela chanson, Jéhovah est une branche de la religion juive. Vishnou est le dieu protecteur indou (avec une trompe d'éléphant). Ainsi tout le monde est concerné (il y avait très peu d'indiens dans les camps) : hyperbole.
Rythme ternaire : 3 / 3 / 3, mais les termes ne correspondent pas : volonté de diversifier noms et religions.

La première strophe revient comme un refrain à la fin mais avec unchangement grammatical : le poème est cyclique : la première strophe correspond à la dernière. « Ils » (point de vus omniscient) devient « vous » (discours postmortem, l'auteur s'adresse aux morts) : désir de rendre hommage. « vous » inclusif : l'auteur s'adresse en fait à tout le monde.

Le vers 25 marque un tournant dans le poème. En effet, il y a un changement au niveau de la temporalité :après avoir raconté, Ferrat prend la parole, ce qui témoigne de l'aspect engagé du poète. « On » : morale.

Jean Ferrat souhaite accomplir le devoir de mémoire : « pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez » et répondre aux négationnistes : « on me dit », « il vaut mieux », en combattant la censure : « Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ? ». En effet, à sa première sortie, cettechanson a été censurée. Le chanteur veut partager la vérité, informer, rendre hommage aux survivants, instruire les enfants, et soutenir tous ceux qui ont souffert. Il veut également introduire les chansons engagées dans la Chanson française, et s'oppose de ce fait à Théophile Gautier (Parnasse) qui soutenait la théorie de « l'art pour l'art ».

Tous les vers sont en alexandrins, forme nobletraditionnelle. Il y a 9 strophes de 4 vers ; les rimes sont variées : embrassées, suivies ou croisées sans rigueur. Les vers en majorité possèdent une césure à l'hémistiche (rythme binaire) qui est soulignée par l'auteur dans sa manière de chanter.

Des strophes 1 à 6, le chanteur interprète de manière posée, lente : récit narratif, description de la vie dans les camps. On ressent par contre sonengagement dans les strophes 7 à 9 : voix tremblante, auteur saisi par les émotions. La voix se fait de plus en plus forte : aspect sensible du texte.

En ce qui concerne l'accompagnement musical, les timbales représentent la musique des exécutions, le glas qui résonne, ou le roulement du train : aspect solennel. Puis entre en strophe 2 la guitare : côté plus sensible. On a au fur et à mesureune amplification : les instruments s'ajoutent (timbales, guitare, vents, violons, etc...). L'accompagnement suit la voix du poète.

La voix du poète est chaude, chaleureuse, profonde, posée, grave. Il roule les 'r'. La dernière syllabe à la fin d'une strophe est allongée, elle dure : « été », « genoux », « policiers », « étiez »... : supplice qui dure (strophes 1 à 6), perpétuer le souvenir(strophes 7 à 9).

Commentaires :

Je connaissais déjà la chanson avant de l'avoir étudiée en classe. Alors que l'adolescence en général écoute surtout de la musique pour écouter de la musique, je préfère les chansons qui portent un message véritable et fort, qui est cher à l'artiste. Actuellement, de moins en moins de chanteurs écrivent des textes engagés, de peur de voir leur "popularité"...
tracking img