La vie est un songe

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  • Publié le : 7 septembre 2010
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Introduction
Cette phrase que l’on doit à Pascal vient conclure une réflexion de l’auteur sur les rapports existant entre le monde du rêve et celui de l’éveil. Le sommeil et la veille sont en effet souvent indiscernables si bien que la vie peut être définie comme un songe. En effet, la frontière entre l’éveil et le songe semble difficile à déterminer, et ce d’autant plus que nous sommes rarementcapables de savoir que nous rêvons en plein songe. De plus, lorsque nous sommes éveillés, il nous arrive de dire spontanément « Je crois rêver », comme pour souligner que ce que nous percevons comme étant la réalité nous trompe au point que l'on peut s'interroger si la vie réelle n’est pas moins inconstante que le rêve. Ainsi il convient de se demander en quel sens peut-on dire que la vie est unsonge ?
de quelle manière pouvons-nous savoir que nous ne rêvons pas ?
Qu’est-ce qui permet de s’assurer que nous soyons éveillés, qu’il existe une réalité ?

I) Vie et songes n'ont pas de frontières
si nos rêves étaient plus constants, ils seraient complètement indistincts de la vie telle que nous la percevons. Si nous rêvions toutes les nuits la même chose, elle nous affecterait autantque les objets que nous voyons tous les jours. Et si un artisan était sûr de rêver toutes les nuits, douze heures durant, qu'il est roi, je crois qu'il serait presque aussi heureux qu'un roi qui rêverait toutes les nuits, douze heures durant, qu'il serait artisan. Si nous rêvions toutes les nuits que nous sommes poursuivis par des ennemis, et agités par ces fantômes pénibles, et qu'on passât tousles jours en diverses occupations, comme quand on fait voyage, on souffrirait presque autant que si cela était véritable, et on appréhenderait le dormir, comme on appréhende le réveil quand on craint d'entrer dans de tels malheurs en effet. Et en effet il ferait à peu près les mêmes maux que la réalité.
Ce qui nous apparaît en rêve n’est jamais totalement faux. Ce dont nous rêvons est le miroirde ce que nous considérons comme réel. Si je peux rêver de quelque chose, c’est que j’ai conscience de l’existence de cette chose. Ainsi comme le dit Descartes dans ses Méditations Métaphysiques, le rêve est comme l’oeuvre d’un peintre : s’il peint des sirènes où d’autres créatures chimériques, c’est qu’elles ressemblent à des choses existant dans la nature (les sirènes sont ainsi faites avec desyeux, une tête, des bras, une queue de poisson, … autant de choses qui sont issues de la nature). Il en va de même pour les rêves qui présentent des éléments que nous tirons de la période de veille, car sinon nous ne pourrions en avoir conscience. Ce que nous rêvons n’est donc pas une pure fiction (au sens où parmi ce qui nous apparaîtrait à l’esprit, il y aurait des éléments qui ne correspondraità rien d'équivalent durant l'éveil).



Le rêve n’est pas une pure fiction, il tire ses images de la nature. Il est donc légitime de se demander si la veille n’est pas autant un rêve que le songe, et que tout n’est qu’apparences. Seulement, n’existe-t-il pas une réalité cachée derrière ces apparences ?

II) La vie reste tout de même séparée des illusions
Il esttentant de réfuter qu’un rêve se distingue de la réalité par son caractère beaucoup plus inconstant. Nous faisons souvent l’expérience de rêve sans aucune logique ou cohérence, de telle sorte qu’au réveil, nous nous rendons compte de l’absurdité de notre songe. Pourtant, nous faisons également l’expérience du caractère incohérent, illogique du monde qui nous entoure et que nous considérons comme laveille. Aussi, cette inconstance est repérable dans la façon dont nous apparaissent les choses. Lorsque j’observe une table, sa couleur varie selon les endroits (notamment sous l’effet de la lumière) ; en l’absence de lumière, la couleur de la table disparaît. L’argument de la constance ne permet donc pas objectivement de différencier la « vie » du « songe ». Aussi, dans la pièce La vie est un...
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