La vie humaine n est elle que que satisfaires ces bessoin vital ?

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  • Publié le : 3 mai 2011
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GRINCOURT Guillaume TS3
DM de philosophie

« Vivre, ce n'est pas seulement satisfaire aux besoins matériels des organes, c'est aussi, plus encore peut-être, être conscient de la dignité humaine; c'est ne compter que sur soi et se donner aux autres;c'est être fort; c'est être bon » (Jules VERNE in Les naufragés du Jonathan). « la vie, c’est l’ensemble des facultés qui résistent à la mort » disait Bichat. En ce sens vivre, c’est simplement se maintenir en vie. L’homme en tant qu’être vivant, qu’animal semble pouvoir se passer de l’exigence morale pour survivre. Celle-ci peut même apparaître comme une menace pour la vie comme le souligneNietzsche qui voit la morale comme un idéal ascétique opposé au mouvement vital, castrateur, comme « négation de la vie ». Mais vivre une vie proprement humaine, ce n’est pas simplement respirer et s’alimenter, c’est mener une existence satisfaisante, qui a du prix pour soi, en accord avec notre nature. Or ce qui distingue l’homme, c’est la conscience morale. Dès lors, un homme ne pourrait vivredignement en faisant fi de celle-ci. Aussi on peut se demander si l’homme peut réellement vivre sans exigence morale. C’est donc du problème de la nature de cette exigence par rapport à d’autres et de notre liberté face à elle dont nous allons traiter. Soulever ce problème, c’est présupposer que l’homme peut vivre avec l’exigence morale et y répondre pleinement. Nous nous demanderons donc si on ne peutpas survivre sans cette exigence, si pour autant on peut pleinement vivre sans elle et si une vie morale est cependant possible.
  Survivre sans exigence morale semble tout à fait possible. Comme l’animal inconscient, l’enfant innocent en est un exemple patent. Ils ne s’interrogent pas sur les valeurs absolues que sont le Bien et le Mal, ils ne se soucient que de ce qui est bon ou mauvais poureux. Ce n’est que par l’éducation ou le dressage qu’ils contractent le sentiment de culpabilité ou éprouvent des remords.
Si comme le disait Epicure les hommes tendent naturellement, comme l’animal,  vers le plaisir, la vertu n’apparaît pas comme le but naturel de la vie.
Et on peut même penser que la recherche de la vertu détourne des plaisirs et par là d’une certaine conception du bonheur. Lamorale a souvent comme le dit Nietzsche des accents de « moraline », elle sonne comme un moralisme qui nous impose de faire ceci ou cela, de ne pas faire ceci ou cela. Et bien souvent le Bien ne rime pas avec l’agréable, l’élan vital. La morale impose que l’on sacrifie, que l’on se prive et qu’on préfère la vertu au bonheur, au plaisir ; le principe de réalité au principe de plaisir selonFreud ;  l’ascèse à la célébration de la vie selon Nietzsche, Apollon contre Dionysos. Et c’est leur contradiction qui est à l’origine du malaise dans la culture, des refoulements et frustrations. La conscience morale, les interdits nous empêchent de satisfaire des pulsions de vie (comme de mort certes) et en cela nous empêche de parvenir au plaisir et au bonheur.
Mais on pourrait refuser ce sacrifice etpréférer vivre pleinement ses désirs et pulsions. Nous le pouvons en tant qu’être de désir refuser les interdits qui pèsent sur eux et qui n’ont d’autres buts que de nous empêcher de nous réaliser en tant qu’individu au profit du troupeau, de la société comme le souligne Nietzsche.
Nous le pouvons aussi en tant qu’être doué du libre-arbitre choisissant contre le Bien, le Mal. On peut même penser quec’est là une manière de montrer notre liberté.
Notre éthique peut nous amener à refuser cette exigence ; on peut penser que si nous nous demandons « comment vivre ? », on se demande en même temps « quelle place faire dans sa vie à la morale ? ». Et il semble possible de ne pas lui donner la première place, on peut avoir semble-t-il d’autres priorités et exigences. Nietzsche invitait à vivre...
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