La vie politique en france de 1870 à 1914

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  • Publié le : 6 mars 2010
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COMPOSITION

La vie politique en France de 1870 à 1914

La IIIème République s’installe en France en 1870, après la chute du régime de Napoléon III. Il faut attendre jusqu’en 1914, à la veille de la 1ère guerre mondiale, c’est à dire près de quarante-cinq ans après sa restauration pour que la République s’ancre définitivement dans les consciences des citoyens. Comment la IIIème Républiquea-t-elle pu s’installer et rester au pouvoir, sachant que les esprits soutenaient fortement le régime monarchique établi par Napoléon III ? On peut distinguer trois grandes périodes qui divisent ces quarante-cinq ans : tout d’abord, l’installation de la République au pouvoir de 1870 à 1879, ensuite, son apogée et les crises qui l’ont menacée de 1884 à 1901, et, enfin, le nouveau souffle qu’elle aconnu grâce aux radicaux de 1901 à 1914.

Après la défaite de Sedan, le régime connaît un nouveau tournant : le 2 septembre 1870, Napoléon (1808-1873) capitule contre les Prussiens, et le 4 septembre, la République est déclarée par le républicain, Léon Gambetta (1838-1882). À la suite de cela, Adolphe Thiers (1797-1877) (oscillant entre un régime républicain et une monarchie constitutionnelle) estélu en 1871 chef du pouvoir exécutif afin de négocier avec Bismarck (le chancelier prussien) le traité de paix. La France perd l’Alsace et une partie de la Lorraine, et est contrainte de payer des indemnités. (Mais Napoléon avait apporté à la France la Savoie et le comté de Nice, donnés par l’Italie en remerciement).
Mais le 18 mars 1871, Thiers ordonne aux Versaillais d’enlever les canons de labutte Montmartre. Les Parisiens subissent depuis l’élection de Thiers certaines de ses mesures : il a démobilisé les mobiles et gardes nationaux ce qui prive beaucoup d’ouvriers de leurs revenus, exige le paiement des échéances, etc. C’est donc cette dernière décision qui déclenche les élections de conseil municipal de la Commune de Paris, le 26 mars. La Commune de Paris est une assembléed’hommes avec des idées républicaines et socialistes. Elle dure exactement soixante-douze jours et a pour programme l’adoption du drapeau rouge, le rétablissement du calendrier républicain, la séparation de l’église et de l’état, et le vote de multiples lois sur le travail ouvrier par exemple (source : programme de la Commune de Paris, 19 avril 1871). Thiers ordonne aux Versaillais (l’armée de la Francequi soutient le pouvoir de Thiers) la répression de la Commune, qui s’effectuera dans le sang. C’est la semaine sanglante (21-28 mai 1871). Le bilan est terrible : 30 000 victimes, des milliers de condamnations.
Suite à cet événement, la France doit trouver un nouveau gouverneur afin de remplacer Thiers, élu provisoirement. L’Assemblée se tourne vers le comte de Chambord, pour un régimemonarchiste, celui-ci refuse. Thiers, devenu trop républicain au goût de l’Assemblée, majoritairement monarchique, démissionne le 24 mai 1873. Il est remplacé par le maréchal de Mac Mahon (1808-1898), monarchiste. L’amendement Wallon, voté par l’Assemblée le 30 janvier 1875 stipule que le chef de l’exécutif sera désormais appelé président de la République. Mais il lui donne aussi le pouvoir de dissoudrel’Assemblée. A partir de février 1875 et jusqu’en juillet, des lois constitutionnelles sont votés. La IIIème République est déclarée. Depuis le régime Bonapartiste, se sont succédés alternativement au pouvoir des hommes avec des idées soit républicaines, soit monarchistes. Cette instabilité est renforcée par la position de l’Assemblée qui est tout d’abord monarchique. Une fois Mac Mahon installé aupouvoir, il organise les élections des membres de la Chambre des Députés et du Sénat, en février et mars 1876. Le vote se prononce largement en faveur des républicains ce qui amène Mac Mahon à choisir un chef de gouvernement républicain. Il choisit donc le modéré Jules Simon. Mais Mac Mahon ne se contente pas de cette cohabitation et dissout l’Assemblée, espérant le retour des monarchistes....
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