La ville, espace inquiet de la modernité en europe et aux etats unis, du milieu du xixe siècle à 1914.

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  • Publié le : 16 février 2010
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La ville, espace inquiet de la modernité en Europe et aux Etats Unis, du milieu du XIXe siècle à 1914.
La littérature du XIXe siècle répand en masse l’image de villes sombres et mystérieuses. Charles Dickens est passé maître dans la matière. En effet, sous sa plume, Londres devient pour le jeune Oliver la ville de tous les dangers. Ce thème est tellement récurent dans son œuvre, que son nomest désormais un adjectif pour désigner des descriptions urbaines correspondant à ces caractéristiques, on parle alors de description « dickensienne ».
La ville en Europe et aux Etats Unis est vu comme un espace de modernité et de civilisation, concentrant une forte population. Mais, la nouvelle ville qui émerge au XIXe siècle attire autant qu’elle inquiète. Sa modernité draine des flux depopulation importants, ce qui implique nécessairement qu’on adapte l’espace urbain à cette démographie galopante. A l’image des travaux qu’Hausman a pu réaliser à Paris, les villes vont se moderniser et faire apparaitre une nouvelle conception de la culture urbaine.
L’espace urbain réagi face aux inquiétudes des citadins en se modernisant. Mais quelles inquiétudes pour la société ce nouvel essor dela ville entraine-t-il ?
Dans un premier temps nous présenterons les inquiétudes que la ville moderne soulève en son sein. Quelles peurs les citadins ont, quelles mesures les politiques prennent. Puis nous verrons les conséquences sociales qu’ont eues les modernisations, notamment vis-à-vis de la représentation qu’on se fait des villes à la campagne.
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Les inquiétudes dans la villemoderne.
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La mortalité reste en ville bien plus élevée qu’à la campagne. En France, le taux de mortalité urbaine est de 30 % dans les années 1860 contre seulement 22,6% en zone rurale.
Problèmes sanitaires : les épidémies en ville sont bien plus fréquentes qu’en zone rurale. Ainsi, le XIXe siècle est marqué par une série d'épidémies. Les épidémies decholéra sont fréquentes : aussi bien dans la première moitié du XIXe siècle que dans la seconde, malgré les modernisations qu'ont subies les villes. Et ce, aussi bien en Europe qu'en Amérique. On assistait première pandémie en 1832, celle-ci ne touchera certes pas beaucoup États-Unis ne fera plus de 100 000 morts rien qu'en France. Malgré l'expansion des villes modernes, et l'amélioration desconditions sanitaires les épidémies persistent, et en 1884, l'Europe ainsi que les États-Unis sont touchés par une épidémie de choléra. On note que les cas se présentent la plupart du temps dans les villes car les conditions pour la propagation de l'épidémie sont optimales. Ce n'est pas seulement le problème épidémique qui touche la ville mais également celui de l'évacuation des immondices, en effetavec la montée en charge la population la question devient de plus en plus critique, et inquiète. C'est alors qu'on voit apparaître d'abord en Europe, l’ hygiénisme. Ce courant se répandra d'ailleurs aussi aux États-Unis, où l'immigration est particulièrement forte dans cette seconde moitié du XIXe siècle. Ces problèmes sanitaires consistent également en des problèmes de propagation des incendiesdans des villes à si forte concentration de population.
{text:list-item} Problèmes de logement : l’augmentation de la population urbaine va notamment provoquer des problèmes chroniques de logement, augmentant par là aussi le nombre de personnes à la rue. Les logements à Paris débordent de monde, en 1896 encore, plus de 50 % des logements sont sur occupés. De plus, les logements sontsouvent louables au trimestre, ce qui implique une forte mobilité au sein de la Cité quand le ménage est dans l’incapacité de payer son loyer. La peur de se retrouver à la rue reste présente dansl’esprit du citadin pauvre.
{text:list-item} {text:list-item} Une particularité américaine, est celle de la sélection drastique des immigrants : notamment avec Ellis Island, on s'assure de leur...
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