La ville onirique.

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  • Publié le : 3 avril 2011
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 1 jour et demi. 36 heures avant de monter sur scène. Sous pression, enfermé dans sa loge John. R n’en pouvait plus. Il décida sur un coup de tête d’assister à la représentation de Jim, son ami rockstar, comme il aimait le dire. Parcourant le grand boulevard de la ville, il se rendit à la salle où se tenait le concert de Jim ce soir même. Il l’accueillit dans sa loge où les attendaient, sur latable, quelques rails de poudre qui allaient les faire voyager. Après avoir inspiré la dernière minuscule poussière blanche, ils perdirent toute conscience de la réalité. Passées plusieurs minutes qui lui semblaient des heures, John. R. s’éveilla peu à peu et se retrouva étalé sur le sol, la loge vide. Jim avait disparu.

Paniqué, il sortit aussi vite qu’il pouvait de la salle. Arrivé dehors,il put voir une nouvelle ville tout autour de lui. John prit ce qui lui souvenait être la direction pour arriver à l’appartement de Jim. Sur le chemin, tout avait changé, même la route sur laquelle il marchait n’était plus la même. Il fut surpris de trouver un ridicule petit kiosque qu’il n’avait jamais vu dans la ville, là où il espérait voir Jim. En première page du vieux Music Time qui setenait sous ses yeux, il aperçut le lieu et l’heure d’un concert prévu pour ce soir. Le nom de l’artiste était resté secret. John. R. était sûr de trouver Jim là-bas si du moins il s’était caché. Il nota donc l’adresse où il avait prévu de se rendre. 13 Way Street. Il n’avait aucune idée de l’endroit où il devait arriver, il n’en avait même jamais entendu parler.

Traversant l’avenue centrale, touten jetant quelques coups d’œil sur les petites ruelles inconnues, il se rendit compte à quel point tout lui était devenu étranger. Il réussit tout de même à trouver Way Street, la plaque se tenait juste devant lui. Il découvrit avec étonnement un pauvre garage où en sortait de la musique grunge, faisant trembler les fenêtres des maisons voisines. C’était probablement là.
Il avait à peine passéle bas de la porte qu’il fut tamponné d’un « Linked Rockers. » sur la main, digne des grandes salles de concert. Il ne fut pas surpris de ne trouver pas plus d’une centaine de personnes sautant de tous les côtés, agitant les bras en l’air sur une musique que John reconnut immédiatement. C'était celle de la star que tout le monde connaissait et admirait, la musique du grand Cobain, Kurt Cobain. Ilfut ainsi surpris de le trouver sur cette scène en train de jouer car il était décédé, et cela des années auparavant. Mais il ne pouvait pas se poser plus de question. Il était, tout simplement, entraîné par ce son fabuleux que Kurt produisait du bout de ses doigt grattant les cordes de sa Fender. Il oublia un instant la disparition de son ami et le fait qu'il ignorait complètement où lechercher, le temps d'un bon " Smells like teen spirit".
A la fin du concert il se rendit dans la loge de Kurt, pour être sûr qu‘il n’hallucinait pas. Plus de doute c’était lui, un gaucher, cheveux longs et blonds, la clope à la bouche et la guitare sur le dos. Celui-ci demanda a John ce qu'il voulait. Sans mots, il se contenta de l’admirer. Il réussit au bout de quelques instant à balbutier un semblantde phrase." -Je ne sais quoi vous dire alors que je meurs d’envie de vous parler. Sachez que vous êtes mon modèle.- Dans ce cas , je veux bien te consacrer un peu de mon temps..", répondit Kurt.Ils commencèrent à parler et à faire peu à peu connaissance. John entra dans l'univers de son idole qui était loin de tout ce qu'il avait pu entendre ou lire. Il découvrit une star torturé, pour desraisons autres que celles écrite dans la presse a scandale.Ils discutèrent de longues heures qui ne paraissaient que quelque minutes, et une sorte de flash apparut dans la tête de John: il repensa à la raison pour laquelle il était venu à ce concert.
Jim n'était pas là. Du moins, il ne l'avait pas aperçu.Kurt avait apprécié parler avec John et après avoir joué un petit morceau tous les deux, John...
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