La violence dans big shoot

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  • Publié le : 23 juillet 2010
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LA VİOLENCE DANS BİG SHOOT



Big Shoot a été écrit en résidence à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon par Koffi Kwahulé, dramaturge, écrivain, metteur en scène, acteur İvoirien. Il s'est formé à l'institut National des Arts d'Abidjan, à l'école de la rue blanche et à Paris III où il a obtenu un Doctoratd'études théâtrales.
Big Shoot a été mis en lecture par l'auteur au festival des Météores de Douai en mars 2000, mise en scène par Merel van Nes au Festival Verse Waar (Chassé Theatre) de Breda, trad. Néerlandaise d'Eveline van Hemert), puis en septembre 2005 par Kristian Frédric au Théâtre Denise Pelletier de Montréal.
Deux hommes, une espace fermé (cage de verre), une image (une idée) d'unefemme et un chien qui aboie à l'extérieur... La pièce commence avec un homme qui parle extrêmement vulgairement, qui chante en anglais les vers biblique, la question que Dieu demande a Caïn : "Then the Lord said to Caïn/Where is your brother Abel/ I don't know, he replied/ Am I my brothers keeper ?".
On ne sait pas ses noms, c'est le bourreau qui ordonne qu'on lui appelle « Monsieur » et savictime « Stan » qui était le nom de son cochon. On sait qu'il y aura un crime et Monsieur cherche les raisons pour tuer Stan, pour satisfaire la curiosité des spectateurs. Monsieur comme un tortureur interroge Stan, se moque de lui et ressent une joie secrète à voir sa souffrance. İl le torture psychologiquement et physiquement et les spectateurs les regardent. Peut être comme ils regardent tous lesjours les journaux télévisé, la guerre en Irak, en Palestine, en Afrique ....les guerres absurdes de notre époque. Elles sont absurdes car pour commencer à faire ces guerres, on a trouvé des raisons ridicules.
Ce qui est tragi-comique c'est que Monsieur montre sa violence comme si c'était une chose normale, naturelle, même artisanale. « Mais why Stan, why ? Pourquoi veux-tu a tout prix mepousser a bout ? Pourquoi tiens-tu à me faire passer aux yeux de ces gens pour un vulgaire tortionnaire ? Je suis un artiste, Stan, et jamais, en je ne sais combien d’années de ce sacerdoce, je ne me suis abaissé à gifler personne. J’ai toujours travaillé proprement….. » (p.13) İl est un artiste et il a besoin d'une bonne muse. İl se montre comme une personne ordinaire qui essaie de faire des efforts,il est ouvert, se montre humain et tolérant. İl a un travail, et il doit faire ça parce que les spectateurs sont là pour voir son job, « c'est leur droit »
Stan, le victime, est un personnage très ordinaire, qui n'a aucun statut social, une personnage qui est devenu presque invisible dans la société. Son existence est de « ne pas exister ». On ne sait pas pourquoi il est là, mais on al'impression qu'il est venu là bas sans force, volontairement. İl fait tout ce qu'on lui demande sans questionner. Il n'a rien à perdre dans la vie, ni femme, ni enfants. İl est asocial. C'est d'ailleurs le point commun avec Monsieur et cette ressemblance rend fou Monsieur. Stan se laisse convaincre facilement. Il entre dans le jeu de Monsieur. On ne sait jamais si cette histoire est vraie ou commentStan est venu là bas ni comment il s'appelle en vrai. Est-ce que tous ça c'est « le poison d'avril » ?
La femme est toujours présente dans les conversations des hommes, elle est comme un symbole d'une victime sans protection. Elle représente la pire violence qu'on peut faire à autrui. Le viol, le viol d'un cadavre d'une femme.
Koffi Kwahulé, même s'il accepte l'existence de la violence, n'aimepas quand on lui pose exceptionnellement la question de la violence dans ses pièces. Dans l'entretien avec un étudiant retranscrit dans le livre de Sylvie Chalaye, il parle du préjugé des gens face aux écrivains noirs qui seraient potentiellement dangereux et la violence dans leurs œuvres pas seulement artistiques. İl ajoute qu'il ne pensait pas qu'il écrirait spécialement la violence mais...
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