La violence en milieu scolaire.

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  • Publié le : 29 décembre 2010
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La violence en milieu scolaire.
Faire évolué le cadre scolaire et la société.


I- Qu’est-ce que la violence en milieu scolaire.

A) Introduction :

La violence en milieu scolaire n’est pas un phénomène nouveau dans notre société, mais elle s’est aggravée ; c’est pourquoi l’éducation nationale s’est récemment penchée sur leproblème. La nouveauté est dans l’évolution sociale, la diffusion de l’enseignement, l’attention de la société sur ces questions et leur médiatisation. La violence à l’école a longtemps été ignorée ou cachée. Ainsi un enseignant victime de violences ou de non-respect était considéré comme un mauvais professeur ; un élève victime de violences sexuelles par un professeur n’osait pas parler ; un enfantvictime de moqueries, de racket ou de bizutage ne dénonçait pas ses camarades. Maintenant ces faits ne sont plus tabous et constituent même une priorité pour l’éducation nationale.

B) Plusieurs cas de violence :

Elle provient le plus souvent des élèves (environ 90% des cas) et affecte aussi les élèves eux-mêmes (près de 90% des cas), en général du même établissement. Cette violenceest en rapport avec l’augmentation des tentatives de suicide, de la consommation de drogues et de l’absentéisme scolaire.
L’indiscipline est notée comme fréquente dès la maternelle. Les problèmes s’aggravent au collège. Cette violence prend parfois un aspect énorme. Il y a la découverte des « tournantes » (viol en réunion) entre jeunes du même âge, dans les années 90, ou de certains «jeux » très particuliers, tels que le « jeu du foulard », la « ronde », le « jeu de la canette », la « sniff » ou même les bombes.
Plus classiques sont les bagarres entre bandes ; mais elles ont parfois pris l’allure de véritables émeutes dans les cités. Il y a surtout beaucoup d’agressions verbales et physiques, mais aussi de vols, souvent commis avec violences. Il y a la dégradations deslocaux, des matériels ou des biens personnels, ou la présence de « tags ». Ce fait est nettement moins fréquents (moins de 3% ?) que l’indiscipline, l’insolence ou les incivilités. Le racket est signalé par plus de 10% des établissements.
On est incapable d’évaluer la prévalence des agressions sexuelles à l’école, alors que 6% des filles et 1% des garçons de 15-16 ans rapportent un viol.On sait que, dans plus du tiers des agressions sexuelles, l’agresseur est du même groupe d’âge que sa victime.
L’agresseur type est un élève de collège ou de ZEP, du même établissement que ses victimes, de sexe masculin, auteur souvent de violences verbales ou physiques et de vols ou tentatives de vol.

C) Des chiffres :

Avec l’enquête de l’éducation nationale (1998) sur 26académies pendant un trimestre, plus de 100 mille cas ont été relevés dont 11320 coups et blessures, 12000 vols ou tentatives, 1084 cas faisant intervenir une arme blanche et 115 une arme à feu.

Avec l’enquête INSERM de M. Choquet (1993), un jeune sur 5 est régulièrement violent (33% des garçons et 16% des filles en collège), avec une forte incidence à 11-13 ans et 14-15 ans pour lesgarçons et 14-15 ans pour les filles. On note que la violence appliquée s’associe souvent à la violence subie. Ainsi, 61% des garçons et 26% des filles victimes de violences sexuelles avec 37% des garçons et 25% des filles victimes de violences physiques sont régulièrement violents.

Ces données poussent à l’inquiétude. Qu’est-ce qui soustend
de tels phénomènes? Différentes hypothèses ontété avancées avec pertinence :
l’école, les méthodes pédagogiques et l’échec scolaire, l’évolution de la société depuis la seconde guerre mondiale, les conditions sociale, économiques et démographiques, les modèles représentés par la télévision, le cinéma et les jeux vidéo, mais aussi les adultes et la famille, les valeurs…

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