La violence

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  • Publié le : 18 avril 2011
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De la broderie philosophique aux lumières

de la vérité

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«  Moi qui étais autrefois, une grande pécheresse devant Dieu

Remplie de haine et de meurtre, une femme violente ;

J’ai obtenu le pardon du Dieu miséricordieux

Car j’étais dans l’ignorance, dans l’incrédulité.»

OuiSa grâce a surabondé.

DE L’ATHEISME A LA FOI

Voici comment, après des générations ignorantes, incrédules et révoltées face aux
Saintes Ecritures, je fus saisie par cette Parole vivante et prophétique qui me donna la
conviction de l’existence de Dieu, dévoila mon état de pécheresse perdue devant l’éter-
nité et me fit reconnaître mon immensebesoin de Salut.

Non, la main de l’Eternel n’est pas devenue trop courte
Pour sauver, ni Son oreille trop dure pour entendre.
Mais ce sont vos fautes qui vous cachaient Sa face
Et l’empêchait de vous écouter.

ESAÏE 59. 1,2.

1MA NAISSANCE, MON ENFANCE

Ce fut une nuit de Décembre 1953, que ma maman entendit mon premier cri. De descendance familiale aux racines catholiques de son côté, je fus parée d’un baptême dès les prémices de mes années, selon les rites et coutumes ancestraux.
Les divergences cultuelles des deux clans constituant ma famille, formaient une
division et je n’eus jamaisl’occasion de voir les miens réunis, ne serait-ce qu’au moment des fêtes sensées réunir les membres d’un même lignage.
Les circonstances de la vie voulurent que je sois élevée par la parenté maternelle, avec Alain, mon frère aîné.
L’éloignement de leurs domicile et lieu de travail amenait mes parents à nous confier à la garde de nos aïeuls maternels. Chaque jour, ils serendaient au labeur en moto. Henri, notre grand-père, héritier des talents du métier de son géniteur, exerça la profession de boucher. Il partait travailler par les transports en commun.
Orpheline, Marie, notre grand-mère, fut recueillie et élevée dans une institution religieuse où elle fut enseignée. Elle se désengagea de certains vœux pour se marier.
De leur union, naquirentPierre, Jeannine, et Jean.
Au sein de son couple, grand-mère s’occupa des soins domestiques, du traitement du linge et de la confection des repas. Elle fut employée aussi dans quelques petits travaux de ménage.
Pierre, l’un de mes oncles, se maria. Son épouse se nommait Jeannine, comme ma maman. Ils eurent trois enfants : Guy, Monique et Josette qui naquit quelques moisavant moi.
Aux alentours de mes deux ans, cet oncle décéda emporté par la tuberculose. Sa femme, touchée de la même maladie, lui survécut avec les progrès de la médecine. Elle vit le mariage de ses enfants et la naissance de ses premiers petits enfants.
Pompier de métier, il avait transmis le goût de sa vocation à son fils aîné, qui marcha sur les traces de son père.Jean, le second frère de maman épousa Gisèle. Trois enfants aussi couronnèrent cette union, Christiane, Daniel et Thierry.
Jean et Gisèle étaient mes parrain et marraine.
Gardée de saisir l’ampleur d’un désastre qui se tramait, je fus cependant témoin des drames qui s’abattaient au sein de mon clan familial, au fur et à mesure du temps qui s’écoulait.Petite fille sauvage, j’eus bien des difficultés à entrer dans les règles de la vie de notre société. Réfractaire aux lois de la collectivité, j’étais souvent rejetée et partais m’isoler pour pleurer.

2
Enfant faible, dès l’école maternelle, je fus souvent la risée de mes petits camarades, et quelquefois aussi, du corps enseignant.
Très maladroite, je faisais avec...
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