La voix

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  • Publié le : 24 avril 2010
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LA CRISE DE LA FAMILLE ET LA PERTE D'AUTORITE DANS LA SOCIETE

Juridiquement la famille est un groupe de personnes reliées entre elles par des liens fondés sur la mariage ou la filiation, les relations entre ses membres étant régies par une réglementation précise. Au cours du XX ème siècle force est de constater que la famille a subi de nombreuses transformations pas toujourspositives.
La modification des valeurs morales constituant l'essence même de cette micro-société, dont l'autorité du chef de famille, a inévitablement resurgi à l'échelle de la collectivité, au sein de laquelle nous évoluons, pour aboutir à une contestation de l'autorité, bafouant parfois les règles instituées pour faciliter une vie harmonieuse en société.
Aussi dans un premiertemps après avoir donné une définition du terme autorité nous étudierons les principaux changements survenus au sein de la cellule familiale de nos jours puis nous tenterons de démontrer quelles conséquences ils ont pu avoir sur la crise d'autorité ressentie au sein de notre société.

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En préalable à notre démonstration il convient d'inscrire la définition del'autorité en ses termes : l'autorité c'est la pouvoir que l'on reconnaît à une institution ou à une personne d'exercer son rôle de commandement. Quelle soit légale, militaire, religieuse organisationnelle ou parentale elle est fondée sur le consentement des individus qui lui obéisse. Elle doit s'exercer sans violence malgré les contraintes et les hiérarchies qu'elle sous-entend.
La familleau sens des années 70-90 n'a plus grand chose en commun avec celle du début du siècle, voire même avec celle des années 50. En effet, la famille qui était à l'origine fondée sur une structure forte et hiérarchisée plaçant ses membres sous l'autorité du chef de famille -le père- a évolué vers un affaiblissement des liens pour une prise d'autonomie des individus qui la composent.
Dans unpremier temps on peut évoquer, et cela est une bonne chose, l'émancipation des femmes, qui en 1944 (ordonnance du 21/4/1944), acquièrent le droit de vote et dans les années 60, peuvent définitivement accéder au droit du travail sans demander consentement préalable à leurs maris.
De même les possibilités d'accéder aux études s'étant multipliées, les enfants sortent peu à peu du "joug"paternel, forment leur propre mode de pensée et sont alors en mesure d'exercer une certaine opposition face aux visions de leurs parents qu'ils peuvent trouver d'un seul coup trop conventionnelles. Après le travail et l'instruction comme moyens d'émancipation par rapport à l'autorité du chef de famille, celle ci s'en trouve également affaiblie du fait des mutations qui sont intervenues au seinmême de la cellule familiale, avec la multiplication des divorces notamment. En effet de nos jours on peut parfois éprouver quelques difficultés à rechercher les vestiges d'une autorité diluée et de plus en plus difficile à exercer à travers des familles monoparentales ou recomposées.. Dans ces familles la notion de respect mutuel semble parfois s'être égarée au détour de conflits, de personnes,matériels ou financiers. Alors que l'on n'accorde plus de respect à des êtres qui nous sont proches, pourquoi accorder un quelconque respect à une autorité qui s'inscrit dans le cadre de la vie en société ?
De même auparavant la famille était ancrée autour de valeurs civiques et religieuses profondes : le respect d'autrui, les traditions et des règles de vie consacrées au travail, amour etdéfense de la patrie, respect et pratique assidue du culte religieux.

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Avec la perte de tous ces repères, les jeunes n'ont plus de guide pour leur montrer ce qu'il faut faire ou ne pas faire et de ce fait leur comportement est le plus souvent en opposition avec les règles de bon fonctionnement dans notre société.

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Au XX ème siècle...
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