Lanval-marie de france

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  • Publié le : 11 mai 2010
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Lanval
Marie de France

Marie de France, une femme qui défend les femmes, a réussi de créer des lais impressionnants. « Les lais » de Marie de France combinent le code de la fin’amor avec le merveilleux.
Lanval este l’un des exemples qui présente les deux mondes : le monde de la cour et le monde de la fée, du merveilleux.
Le fragment ci-joint marque le serment que Lanval fait à la fée etaussi la transgression du serment, de l’ordre que le chevalier a commis.
Mais on se pose les questions : Pourquoi Lanval devait-il aimer une fée et non pas une femme de la cour et pourquoi a-t-il transgressé l’interdiction?
Si on l’analyse les choses à fond, on se rend compte dès le début que « la femme » et « la terre » sont les causes qui produisent sa transgression. Le roi Arthur est celuiqui, apparemment, l’a exclu de la société:
« Le roi Arthur…
…Il a donné à tous femmes et terres,
sauf à un seul de ceux qui l’avaient servi,
Lanval: il l’a oublié
et personne, dans l’entourage du roi, n’a cherché à le défendre… »

Lanval est introduit dans le lai comme s’il était coupable de quelque chose et sa culpabilité le priverait du même traitement qu’ont les autres chevaliers. Maisensuite on voit les valeurs chevaleresques de Lanval :
« …sa valeur, sa générosité, sa beauté, sa vaillance…»
Le chevalier « quitte la ville » et « parvient à une prairie». Il quitte un espace fermé (la cour du roi), une société qui ne lui offre rien pour un espace ouvert (la prairie, le merveilleux) où tout est possible. C’est le moment où il entre dans l’endroit merveilleux, car seulement unetransgression peut permettre l’installation d’un autre monde, le monde du merveilleux.
Lanval « se lève pour les accueillir » - les deux belles dames, « sans se soucier de son cheval ». Cela veut dire qu’il abandonne son monde sans aucun regret. De plus, il dit à son amie, la fée :
« J’obéirai à vos ordres,
j’abandonnerai tout le monde pour vous,
je ne veux plus jamais vous quitter
et nedésire plus rien au monde que votre présence !... »

Lanval transgresse le code chevaleresque en accédant à l’amour de la fée. Il affirme qu’il abandonnera tout le monde, mais, en effet, c’est le monde qui l’avait abandonné et qui l’avait exclu. Il est conscient de la réalité et cela est la raison pour laquelle il demande à la fée de l’aimer.
« …Belle, s’il vous plaisait
de m’aimer… »
Il sait quela fée est la seule qui puisse le sauver et qui puisse lui redonner son statut de vrai chevalier. En revanche, elle lui donne les dons auxquels il n’a pas eu l’accès dans l’autre monde, le monde du roi Arthur.
« …lui accorde son cœur et son amour… »
Ces deux termes, cœur et amour, désigne la fin’amor qui ne s’est pas consommée dans l’autre monde et aussi l’amour sexuel. Elle lui « fait un don :il aura désormais tout ce qu’il pourra désirer ». La dame lui offre tout ce qu’il n’a pas eu, tout ce que le roi ne lui avait pas donné.
Voilà la raison pour laquelle il demande l’amour à une fée: pour lui accomplir les besoins sexuels et matériels – « femmes » et « terre » vs. « fée» et « don de la fée d’avoir tout ce qu’il voudra».
Mais, tout don a un prix. Le prix de ces besoins, de leuramour, est de ne pas parler, de ne pas se confier à personne:
« …Ami, dit-elle, je vous mets en garde
et je vous adresse à la fois un ordre et une prière:
ne vous confiez à personne!... »
Elle le met en garde contre une éventuelle transgression de cette interdiction : s’il parle, il perdra son amour (v. 143-150) et par cela toutes les faveurs accordées par la fée. Même s’il se retourne à lacour, il n’est plus le même. Il a obtenu les dons qu’un chevalier doit avoir et ainsi il est reconnu par les autres :
« …Par Dieu seigneurs, nous avons mal agi
envers notre compagnon Lanval,
qui est si généreux et courtois... »
Dorénavant, ses valeurs chevaleresques seront reconnues et appréciées par les autres camarades de Lanval.
Son but de « regagner la cité » a été accompli. L’altérité et...
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