Latin

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  • Publié le : 12 novembre 2011
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La religion romaine a surtout fait l’objet de recherches à la fin du XIXe siècle. En France, on peut citer le nom de G. Dumezil.
L’homme romain est profondément religieux ; le mot de religion est spécifiquement romain. Religio, religare : « relier » → la religion relie les dieux aux hommes, elle repose sur un contrat entre les dieux et les hommes. Il s’agissait d’un rapport presque mercantile :on fait des sacrifices aux dieux en échange de services. Les Romains voient des forces surnaturelles partout dans la nature : le sacré se manifeste partout. Il y a recherche anxieuse de l’avenir. Les Romains classaient les dieux en deux catégories :

les dieux « indigètes » : ce sont les dieux limités à certains phénomènes naturels. L’étymologie est sans doute indicare ; il s’agit de dieux qui «obéissent » à des indications précises. Ces dieux sont innombrables, ils n’ont pas d’histoire mais un nom et le phénomène qu’ils président. Il s’agit surtout de dieux qui règlent les problèmes agraires : récolte, sécheresse, floraison, etc. Dans cette croyance, on trouvait des dieux concernés par la vie quotidienne : l’accouchement, etc. D’une manière générale, le nom du dieu est lié à safonction. Il existe des dieux dont les fonctions sont plus larges : fécondité de la nature, etc. On trouvait une sous-catégorie :
les dieux incertains (incerti), ils n’ont pas de nom particulier mais un nom générique. Il s’agit de forces obscures qui régissent l’au-delà. Les « manes » sont les âmes des ancêtres qui peuplent l’au-delà : ce sont les larvae ou les lémures. D’autres dieux existent : leslares, qui sont les forces de l’au-delà qui protègent la maison. On trouvait à ce sujet une petite chapelle, le laraire, à l’entrée des maisons. Le laraire jouissait d’une force protectrice.
les dieux du « panthéon » : ce sont des dieux doués d’une puissance générale ; on les appelle les dieux certains ou du « panthéon ». Ils sont au nombre de douze et sont à peu près tous communs aux Grecs et auxLatins. Parmi eux, trois sont essentiels : Jupiter, Junon, sa femme et Minerve, sa fille. Ils représentent la « triade du capitole ». S’ajoutent les dieux des Enfers : Pluton (Hadès chez les Grecs). Les dieux du panthéon ont subi une forte influence grecque.
Les cultes politiques des Romains : les sacerdoces

Il existe une dévotion publique. Rome n’est pas un État laïque, c’est un État sous laprotection des dieux ; on parle donc de religion politique. Les dieux sont en effet avant tout les dieux de la cité. Les prêtres sont reconnus par l’État, et en font partie intégrante. Ils sont en quelque sorte des magistrats et leur vie n’est pas très différente des citoyens ordinaires : ils peuvent se marier et avoir une carrière politique. Certaines prêtrises ont une durée limitée.

Lescollèges sacerdotaux masculins : les plus importants sont les pontifes (pontifex) : ce sont des prêtres qui exercent une fonction générale ; leur nombre n’a cessé de croître. Leur fonction est de régler l’ensemble de la religion romaine : respect des pratiques religieuses, surveillance des innovations (en particulier l’invention de nouveaux cultes). Le souverain pontife, appelé "grand pontife", est élu àvie. Il nomme les autres prêtres. Les autres prêtres sont les flamines : ils sont spécialisés, consacrés à un dieu. Les flamines sont au nombre de quinze. Le plus important est évidemment le flamine de Jupiter ; celui-ci est toujours un patricien. À sa fonction s’attachent de nombreux interdits : le mariage ne peut être que religieux, il ne peut pas sortir de la ville plus de trois jours. Sonmandat n’est pas à vie. Il ne peut pas travailler, même un travail qui produirait des richesses (dans le domaine de la banque, par exemple). Les empereurs ont créé d’autres flamines pour leur propre culte, culte qu’on appelle le "culte impérial". L’empereur n’était pas conçu comme un dieu vivant. Ce qui était divinisé était son génie (genius), son dieu protecteur. L’empereur n’était divinisé...
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