Lautréamont

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  • Publié le : 3 octobre 2009
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LA POESIE

LAUTREAMONT

INTRODUCTION

Lautréamont (Isidore Ducasse) :
Isidore Lucien Ducasse, connu par son pseudonyme de Comte de Lautréamont (qu’il emprunta probablement au Lautréamont d’Eugène Sue), est un poète franco-uruguayen, auteur des Chants de Maldoror et de deux fascicules (Poésies I et Poésies II). De caractère plutôt renfermé, il se montre brillant élève, surtout enmathématiques et en sciences. Il arrive en France dans les années 50 du XIXème siècle où il poursuivra ses études et découvrira la littérature pour laquelle il se passionne. Installé près de la Bourse, Isidore s'enferme dans sa chambre et passe ses nuits à écrire. En août 1868, il fait paraître à compte d'auteur et sous anonymat, le premier 'Chant de Maldoror', qui passe totalement inaperçu. Dans l'année,il achève les cinq chants suivants et prend le pseudonyme de Comte de Lautréamont. Le volume est imprimé l'été 1869 mais n'est pas mis en vente, l'éditeur jugeant finalement le livre trop cru. En1870, Isidore Ducasse fait imprimer sous son vrai nom le premier fascicule de 'Poésies', suivi peu après par le second fascicule. Si 'Les Chants de Maldoror', où malheur et méchanceté tiennent lieu desublime, incarnait le désespoir, 'Poésies' en est le pendant, consacré à l'espérance et la bonté. On trouve la même intensité de sarcasme, le même souci de critique, proféré par une double voix, contre la veulerie humaine et la bêtise de la soumission. A 24 ans, Isidore Ducasse meurt à son domicile dans des circonstances restées mystérieuses.

Son œuvre :
Isidore Ducasse, sous le pseudonyme de Comtede Lautréamont, publie en 1869 Les Chants de Maldoror. L'œuvre se présente comme une épopée en prose, comprenant six chants, une œuvre de violence, de haine et de destruction. Les Chants de Maldoror ont connu un succès très tardif, et en tout cas très faible du vivant de leur auteur. Dans ces textes, un personnage unique s’exprime Maldoror.

Le texte
Dans le Chant I, l’auteur présente sonénigmatique héros et double, Maldoror, un petre tout entier régi par le mal. Il fut publié en 1868 et l’œuvre complète imprimée un an plus tard en Belgique.

EXPLICATION DE TEXTE

En quoi Charles Baudelaire présente-t-il le poète comme une figure de l’étrangeté ?

Ce texte présente trois caractéristiques que nous allons développer :
1. C’est tout d’abord un poème avec la forme du dialogue.2. C’est un texte avec des questions posés et de nature différente,
3. C’est d’essayer de comprendre qui est cet étranger.

I. L’affirmation d’une quête.

Le texte débute par le pronom personnel renforcé « Moi » qui affirme la revendication d’une identité forte (ligne 1-2). Dans toutes les phrases, il y a une récurrence d’un discours sur soi par le « je ».
Le mot « besoin » définiela quête du personnage qui est une quête vitale.

Les verbes « éprouver, croire, sentir, respirer » sont des verbes de sensation et des verbes d’action comme « roder, courir, meurtrir ». Cette quête repose sur la sensation et l’action mais pas sur la réflexion.

« Je suis fils de l’homme et de la femme » une sorte de pastiche (= référence) de la Bible qui fait référence à Adan et Eve. Cela sefait par une opposition de cette origine et d’une origine aux animaux. Il se définit aussi d’une origine païenne « le fils de la femelle du requin » (= il vive dans la vénération de la nature de la façon la plus brute) et d’un tigre soit s’est une monstre. Il y a une logique chimérique.

C’est ce qu’il aurait aimé être. Il se conçoit comme une personne qui se situe entre le règne animal (disonset pensons) et le règne humain (il parle des hommes comme s’il n’en était pas un).
Cela est un motif poétique et plus précisément une poésie grecque (ne pas essayer de comprendre avec notre raison mais avec notre imagination). Maldoror se perçoit comme un monstre, on peut penser aux monstres de la nuit comme les vampires, les loups-garous et les monstres solitaire/incompris. Il reprend ce...