Le bio, nouveau mode de consommation

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  • Publié le : 3 avril 2011
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Le bio : Définition

En France, un produit bio contient au minimum 95 % d'ingrédients issus de l'Agriculture Bio.
Pour les cinq pour cent maximum restant, il faut obtenir une dérogation qui prouve qu'il s'agit d'ingrédients qui ne sont pas disponibles sous forme d'ingrédient bio.
Lors de la transformation, de la production et de la conservation des denrées alimentaires biologiques, aucunproduit chimique de synthèse n'a été utilisé.
Les additifs de synthèse, comme les colorants, les édulcorants artificiels, les exhausteurs de goût sont donc interdits dans les produits biologiques.
Un produit issu de l'Agriculture Biologique ne contient pas d'OGM (Organisme Génétiquement Modifié).
Un aliment biologique est un aliment sans :
Sans pesticide
Sans herbicide chimique
Sansfertilisant artificiel
Sans hormone de croissance

Finalement ce n'est pas l'aliment qui est bio mais plutôt son mode de production qui est biologique.
De plus, on retrouve le logo AB (Agriculture Biologique) sur chaque emballages des produits.

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La montée en puissance des GMS

Avec l’arrivée de la restauration collective, le marché des produits bio évolue vite, commeleur distribution. La vente directe ne représente plus que 10 %, alors que les magasins spécialisés voient leurs parts de marché grignotées par les grandes et moyennes surfaces (GMS). Elles représentent maintenant 47 % de la commercialisation contre 31 % il y a deux ans. Mais comme le marché est en forte expansion, le chiffre d’affaires de tous les intervenants augmente. Les biocoop restent lesprécurseurs de la distribution bio : 200 magasins en France, 26 en Bretagne, trois plates-formes de distribution et des grossistes. Les biocoop ont une philosophie différente de la distribution, l’approvisionnement local auprès de petites structures, un prix acceptable pour le producteur et le transformateur en font partie. Responsable d’un magasin Azur Bio, Jean-Yves Burgot sélectionne ses fournisseurssur la qualité, le service et le prix. Il regrette de ne pas pouvoir bénéficier d’une plate-forme de distribution. D’autres magasins (4 en Bretagne), souvent franchisés (Vie claire...), distribuent aussi des produits bio, souvent à côté de rayons diététiques. Dans les évolutions récentes, ces derniers semblent l’emporter. Des GMS comme Monoprix, un des premiers à s’intéresser à la bio, regardentde très près les prix, la qualité gustative, l’aspect pratique, le côté environnement, la sécurité du produit (le bio se présente comme une valeur refuge). Ils regrettent l’indisponibilité de certains produits ou l’absence de d’obligation de résultats. Dans toutes les enseignes, le développement est axé sur les marques distributeurs. Pour l’instant avec le logo AB (Agriculture biologique),certains se demandent ce qu’il adviendra avec la part grandissante des GMS et de leurs marques.
Pour elles, la bio représente une opportunité dans un marché européen ouvert. Concurrence rude
Ces dernières vont-elles accaparer tout le marché ? Bruno Jouin (Biocoop) reste plutôt optimiste : «Elles nous ouvre le marché, c’est bien. A nous d’attirer dans nos magasins les personnes qui ont goûté à la bio».C’est possible au regard des 2300 produits référencés en moyenne (jusqu’à 5000 possibles) alors que la GMS reste à quelques centaines. Les magasins spécialisés peuvent jouer sur la proximité, sur le service (manière de cuisiner), sur l’ultra frais, sur les rayons fruits et légumes souvent mal traités en GMS. La concurrence sera rude. Une étude d’IBB, l’interprofession bretonne, montre que les GMSestiment qu’un produit bio doit être entre 20 et 30 % plus cher que le produit conventionnel équivalent. Ils parient donc sur leurs marques propres 15 à 20 % au-dessous des grandes marques. Cela facilite la communication et le repérage dans les rayons ou dans l’espace bio du magasin, souvent peu éloigné des produits diététiques. Ce sont surtout les GMS centralisés (Monoprix, Cora, Carrefour,...
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