Le bonheur dans le crime

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  • Publié le : 12 novembre 2011
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Le Bonheur dans le crime est une longue nouvelle, issue du recueil Les Diaboliques, publié en 1874 par Jules Barbey D’Aurevilly. Ce recueil vaudra à cette époque à son auteur d’être accusé et trainé en justice pour atteinte à la morale et aux bonnes mœurs : on le trouve trop complaisant à l’égard de certaines déviances sociales, et trop porté à les encourager (dans Le bonheur dans le crime, onpeut reconnaître que la beauté et le romantisme de l’histoire adultérine des deux protagonistes peut aller à l’encontre de la volonté de la société de promouvoir pour ses jeunes gens, une vie rangée, sans accroc, et surtout sans scandales publics).
Pour commencer, il faut noter que cette nouvelle figure un récit dans le récit, c'est-à-dire que l’histoire contée par Jules Barbey d’Aurevilly l’estaussi par l’intermédiaire de deux personnages dialoguant au Jardin des Plantes : il s’agit du docteur Torty et d’un de ses amis. C’est le docteur Torty qui tient le rôle de conteur alors que la fonction de son ami est figurative et interrogative. Les deux amis, plongés en pleine conversation se mettent très vite à observer un couple étonnant, de beauté, comme de posture, de mise ou encore decourage. Ce couple semble relever d’un âge déjà avancé, mais ils n’en rayonnent pas moins de beauté et de prestance. On devine tout de suite qu’ils viennent de la haute société parisienne. La femme, irresponsable au courageuse subjugue l’assistance par un acte de folie en plongeant son bras dans la cage d’une panthère qui ne la blessera pas mais lui arrachera tout de même le gant pour avoir osé accomplirune telle bravade. A ce moment, l’ami du docteur Torty ne sait pas encore ce que représente ce couple. Il faut compter sur le docteur Torty pour le lui conter. Ce couple, si rayonnant de bonheur ne s’aperçoit même pas qu’il passe à côté du docteur Torty, son propre docteur. Le docteur n’est pas pour s’en offusquer : le comte et la comtesse Serlon de Savigny ont toujours vécu dans un mondeparallèle, à eux, comme coupés du reste du monde. Le récit du docteur commence par la description d’un prévôt, fort doué pour les armes, que l’on nommait La Pointe au corps depuis la guerre, mais dont le nom était en réalité Stassin. Ce Stassin était une fine lame, connu localement pour son talent son égal. Ayant besoin d’un gagne pain il utilisa ce talent comme prétexte à ouvrir une salle d’armes danslaquelle enseigner aux gentilshommes des villages environnant comment manier le fleuret et l’épée. Très vite, son art vu connu aux alentours et sa salle d’armes connu un vif succès. Sa fille, Hauteclaire Stassin, elle-même faisait montre d’un talent incroyable, presque inconcevable pour une jeune fille de son âge. Sa prédilection pour les armes faisait même jaser et beaucoup d’autres jeunes fillesl’enviaient en secret, car beaucoup de mystère entourait sa personne : constamment voilée d’un léger tissu bleu lorsqu’elle se promenait à cheval, il était en effet impossible de poser le regard sur son visage. Un jour, le comte Serlon de Savigny, la curiosité excitée par les ragots entourant la jeune femme de 17 ans, vint à la salle d’armes pour se faire une idée de ce drôle d’oiseau. Il fûtsubjugué par son talent, sa grâce, sa beauté. Il lui demanda vite de croiser le fer avec elle, sans pour autant dévoiler les sentiments que la jeune fille pouvait lui inspirer. Le jeune Serlon revient souvent à la salle après cet événement. Personne ne se rendit pourtant compte s’il y avait une quelconque relation, voire liaison entre les deux jeunes gens. Plus tard, Hauteclaire, apprit les noces du comtede Savingy et de Melle de Cantor. S’il elle eu alors de l’émotion, elle n’en laissa pourtant pas paraître une once. Rien ni personne ne pouvait soupçonner son intérêt pour le comte. Un jour, sans explication et sans laisser de traces, la jeune fille disparut. Des amoureux éconduits échafaudèrent de nombreuses hypothèses, toutes plus grotesques les unes que les autres. Mais beaucoup...
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