Le bonheur dans un fruit

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  • Publié le : 6 octobre 2009
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Le bonheur dans un fruit

La gourmandise, un des sept péchés capitaux et pourtant si attirant, si désirable. Pourquoi péché ? Il est pourtant si insignifiant face à la luxure, l’avarice et autres. La gourmandise ne nuit qu’à soit même si elle n’est pas maîtrisée.
Ce dimanche matin, ma mère vint me tirer du lit à neuf heures. Mes rêves se résumaient encore à l’amour et mes yeux certifiaientmon manque évident de sommeil. Lorsque j’ouvris ma fenêtre, les rayons du soleil transpercèrent la chambre et me brûlèrent les yeux. Le temps était magnifique et il me donna une énergie nouvelle. C’était un des premiers jours d’été. Je sortis de ma chambre, passai rapidement dans la salle de bain, dis un vague « Bonjour » à ma sœur et sortis de ma maison. Il faisait déjà chaud et on se serait cruau mois d’août. Je libérai alors mon chien de sa laisse et il me remercia en aboyant et en remuant la queue joyeusement. C’est un chien intelligent et il sentit ma bonne humeur. Je pris alors le chemin derrière ma maison et partis, accompagné de mon chien, vers les bois.
Mon seul but dans la vie est de trouver le bonheur. Ce désir est cependant la plus dure des résolution dans ce monde. Lechemin pour y arriver est semé d’embûches et nombre de personnes feront le nécessaire pour vous empêcher de l’atteindre. Cependant depuis trois années maintenant, je me suis approché du but plus que jamais.
Pour trouver ce bonheur, que chacun recherche sciemment ou inconsciemment, certains prendront de la drogue. Cocaïne, Héroïne, LSD et autres seront leurs sources d’évasions et de gaîté. D’autres seplongeront dans l’alcool, de plus en plus fort, ils commenceront leur parcours par la bière et finiront par l’eau de vie normande en passant bien sûr par le Gin, la Vodka et la Tequila. Et puis il y a moi, adepte du CARPE DIEM, me satisfaisant d’une cigarette de temps en temps et d’une bière avant un bon repas. Je ne connais que deux personnes dans mon entourage adoptant le même point de vue etsurtout le mettant en fonction. Mais un des plus grand moment de joie, pour moi, est lorsque je peux m’allonger dans un prés, regarder le ciel et manger une framboise. Un seul de ces fruits me remplis de bonheur. Son goût sucré vous enivre et le craquement de ses petits grains vous donnent des frissons dans tout votre corps. La gourmandise, ne serait-ce que par la prononciation, attire les sens.L’ouïe, pour l’insecte dévorant ce qui va être notre goûter. La vue, pour la beauté du fruit. Le toucher, pour ses formes rondes et parfaites. L’odorat, pour les arômes qui vous traversent et vous excite les papilles. Et enfin le goût, l’aboutissement de l’attente, le bonheur à l’état pur, l’éveil de l’homme. D’ailleurs si l’on accorde un peu d’attention à la manière dont notre bouche s’active pourprononcer ce mot, il est indéniable que la gourmandise est un des plaisirs secrets que la vie nous offre. Notre bouche s’arrondit pour le « gour », s’ovalise pour le « man » et finit en sourire pour le « dise ». Des signes qui, avant même la dégustation, prédisent la satisfaction.
Revenons cependant à ma journée. Lorsque je me suis arrêté, je partais, accompagné de mon fidèle chien, dans un petitchemin. Celui-ci est inaccessible à tous les véhicules quels qu’ils soient et je devais être la seule personne à passer encore par ici. Ce chemin est un de mes lieux de prédilection. Il débute, légèrement en pente, parfumé de part et d’autres de fougères diverses et de ronciers particulièrement épineux.
J'allumai une cigarette, une roulée bien sûr, pas de ces déchets de blondes trafiquées àl’opium et agents de saveurs. Je savourais celle-ci avec délectation et m’arrêtais sur un tronc d’arbre. Tout en caressant mon chien, j’observais le paysage. Je pris alors conscience que maintes vies nous entouraient. Des dizaines d’animaux gambadaient dans la forêt. Des centaines de poissons « sans cervelles » devaient se trouver dans les profondeurs de l’étang en contrebas. Et des milliers...
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