Le bonheur a la queue glissante

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  • Publié le : 12 mai 2011
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Introduction :

Vers les années 1980, le Québec vit une véritable dérive identitaire. La société québécoise doit alors tenter de redéfinir son identité en se questionnant sur la peur de l’autre et sur ce qu’il peut apporter au Québec, afin de rassembler tous les groupes qui le peuplent. La littérature québécoise, à ce moment, est entrée dans le courant de l’immigration, ce qui veut dire que leslivres appartenant à ce courant, ont été écrit par des québécois venant d’ailleurs, et non des québécois de souche. Abla Farhoud, avec son roman Le Bonheur a la Queue Glissante, montre la crise identitaire que peuvent vivre les immigrants qui arrivent au Québec ainsi que les objectifs et les principaux problèmes qu’ils vivent. À leur arrivée, ils ont souvent comme objectif de s’adapter rapidementen conservant des traits de leur culture, mais font face à plusieurs problèmes tels que la langue, la nostalgie du pays d’origine ainsi que le bris du lien familial.

Développement :

Un des personnages secondaires les plus touchant de l’histoire est sans aucun doute une des filles de Dounia, Myriam. En effet, elle est probablement la seule à s’être totalement intégrée à la culturecanadienne, tout en conservant des traits de sa culture et même en tentant de les renforcer. En passant plus de temps avec sa mère et en écrivant l’histoire de celle-ci, elle apprend à connaître les fondements de sa culture, et donc de sa vie. (p. 29 … ‘’ J’aimerais écrire … J’ai le goût de te connaître’’) Elle passe par la langue française afin d’exprimer ce que sa mère ressent. Pour Myriam, comme pour samère, la famille est un bien important et, telle que sa culture maternelle prône, les enfants sont la seule richesse de l’homme. De plus, en passant le plus de temps possible avec sa mère, elle découvre d’autres éléments de cette même culture. C’est par ces faits qu’elle a su conserver des traits de sa culture libanaise. Myriam s’est aussi rapidement intégrée à la culture de son pays d’adoption vuson très jeune âge lors de son arrivée. Ayant été à l’école francophone, elle a appris très tôt à la connaître et a su s’adapter aux commodités et à la technologie. (Le Figuier Enchanté , p.87 L.8) Cet extrait montre très bien l’importance de son origine et de sa connaissance, car elle est l’essence même de l’homme et qu’elle constitue son unique pilier avec sa vie. C’est pourquoi elle tient àconserver ses racines, ses origines, car elle se rend compte que c’est sa raison d’être et probablement un des seuls liens non filiaux avec sa mère. Bref, Myriam est un des seuls personnages du roman à s’être totalement intégrée en sachant conserver des liens avec la culture libanaise.

Dounia est très affectée par les problèmes auxquels elle fait face, mais le plus grand pour elle, celui qui lacloître dans un isolement quasi-total, est la langue. Effectivement, elle n’a jamais appris le français car elle n’en voyait pas la nécessité. Avec le temps, elle se rend rapidement compte de la nécessité de connaître la langue du pays où l’on se trouve afin d’être totalement indépendant. Aussi, le personnage principal souffre d’analphabétisme, elle ne sait ni lire, ni écrire et ne comprendaucunement la langue de son nouveau pays. Son problème grossit avec la séparation de sa famille car elle n’a plus personne pour parler à sa place. Dounia le vit comme un handicap et s’en est un dans son cas, car elle ne peut même pas appeler les secours en cas de besoin. (p.31, ‘’Je ne pouvais parler … ni amies.’’) Elle préfèrerait être muette plutôt que de montrer sa non connaissance de la langue, mêmede la sienne et, à cause de cet handicap, elle vit seule avec son mari et ses enfants. Le fait qu’elle ne parle pas français l’empêche de s’exprimer et elle ne peut partager ses connaissances avec ses petits-enfants. Dounia se sent exclue, à part des autres, elle se voit comme un poids. (Nord Perdu, p,77, L.11 , Nancy Huston) Cet extrait confirme la difficulté d’intégration qu’amène la langue....
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