Le chat et le rat

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  • Publié le : 21 novembre 2010
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Le chat et le rat

La Fontaine, né en 1621 à Château-Thierry, était un partisan des anciens, c’est-à-dire de l‘imitation des textes antiques qui selon certains représentaient ce qu‘il y avait de mieux à travers toute l‘histoire littéraire. Mais, le célèbre fabuliste et écrivain Jean de La Fontaine reprend ici les fables d’Esope avec modernité et originalité en replaçant dans le contexte del’époque ces fables qui mettent en scène des animaux de toutes sortes et tout en leur donnant une portée universelle. La Fontaine a entretenu un rapport ambigüe avec la cour du roi louis 14, faisant à la fois partie de cette dernière et en la dénonçant quasi ouvertement bien qu’indirectement dans ses Fables
Comment la fontaine décrit ici par le détour des animaux) la société hypocrite de son temps ?Et comment oppose-il la nécessité et la confiance?

Société totalement pervertie , hypocrisie ne fonctionne même plus, ce qui fonctionne est l’instinct de survie. L’hypocrite n’arrive à rien car ils sont au delà de l’hypocrisie. Pas d’amitié mais que des alliances.
Les intérêts personnels primes et rien d’autres .

1)

La fable met en scène quatre animaux, qui sont le chat, le hibou, lerat, et la belette. Deux sont définis par leurs activités (« grippe-fromage, ronge-maille« ),un par son aspect (« triste-hibou ») et le dernier opérant déjà une humanisation (« dame belette au long corsage » avec le qualificatif de Dame) .
Dès le début, les quatre animaux font figure de méchants. C’Est-ce quel fabuliste pose de façon explicite dès le début avec les termes « gens d’espritscélérat ». Le poète a recours a l’ ironie, plus que des animaux ils parlent ici de ses contemporains.
D’ailleurs, le cadre, c’est-à-dire le « tronc pourri » et le « pin sauvage » est à l’image des personnage.En Orient, le pin est un symbole d’immortalité et la fertilité . Il y a donc une opposition entre les deux mots, c’est-à-dire entre « pin et pourri ». Les animaux et leurs vices semblent mêmeêtre parvenu à contaminer le pin qui était pourtant à la base un symbole extrêmement bénéfique.
Quoique les animaux soient quatre, on découvre qu’ils n’ont aucune relation entre eux, mais uniquement des antagonismes.
On a l’impression que tout quatre vivent ensembles mais ils passent uniquement au même endroit (comme dans une société), le but est d’éliminer l’autre. (aucune compassion, aucuneassistance)

Ils attirent l’attention de l’homme en « hantant » les lieux.
C’est l’arrivée de l’homme dans la fable qui marque une rupture, il vient troubler l’ordre établit en « tendant ses rets un soir » . le passé simple marque ici une action soudaine et inattendue, aucune raison n’est donnée, rien ne vient justifier cette action.
L’homme ici semble dénué d’humanité, il agit machinalement,« mécaniquement , comme un animal» selon les termes de Descartes, la raison ne semble aucunement le guider. Il apparait ici comme un prédateur, comme une araignée qui prend une proie dans ses filets. C’est l’homme qui est ouvertement accusé ici de semer le trouble, mais le trouble était déjà présent parmi les animaux qui sont hostiles les uns au autre. Ainsi, l’homme en général visé par Lafontaine, c’est l’homme individuel qui est corrompue par le vice. Sa présence dans la fable ne fait donc sans doute que rappeler que c’est lui qui est directement vice par la fable.

Le « soir » marque ici la fin d’une époque, un temps révolu. La nuit peut aussi symboliser la fin de tout espoir représenté en général par la lumière divine et créatrice de Ra pour les égyptiens et d’héros pour lesromains. Les quatre animaux et ce qu’ils représentent sont en perdition, c’est-à-dire la société en elle-même composée de « scélérats »

2) un monde hypocrite

« les derniers traits de l’ombre » la périphrase insiste sur la nuit qui est omniprésente dans la fable, sans soute pour mettre en avant la bassesse de ce monde.
« l’un plein de désespoir, l’autre plein de joie », la césure à...
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