Le chevalier inexistant

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André Durand présente

Italo CALVINO

(Italie)

(1923-1985)

[pic]

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
qui sont résumées et commentées
(surtout ‘’Le vicomte pourfendu’’ qui est étudié dans un fichier à part).

Bonne lecture !
Il est né le 15 octobre 1923 à Santiago de Las Vegas, village de Cuba, où son père, Mario, originaire de San Remo(Ligurie), dirigeait une station d’agriculture expérimentale, tandis que sa mère, Evelina Mameli, d’origine sarde, était biologiste. La famille revint en 1925 en Italie, à San Remo, où Mario Calvino continua ses recherches en agronomie, étant le premier à introduire en Europe des fruits exotiques tels que le pamplemousse et l’avocat.
Le pays était alors dirigé par Mussolini, mais Italo, s’ilsuivit sa scolarité dans un lycée classique, fut exempté de l’enseignement religieux par ses parents libres penseurs qui lui donnèrent une éducation laïque et antifasciste, son père lui inculquant le goût des classifications. Mais il était plus attiré par la littérature, ses lectures favorites étant celles de Stevenson, Kipling et, surtout, Nievo. Il fut fasciné aussi par le cinéma. Il écrivit despièces de théâtre comiques, des nouvelles, des bandes dessinées et même quelques poèmes.
En 1941-42, il fit, dans l’étouffante atmosphère du fascisme (période qu'il allait évoquer dans une remarquable préface à quatre scénarios de Federico Fellini [1974]), des études à la faculté d'agronomie de l'université de Turin, puis à celle de Florence, études qu'il abandonna lorsque, refusant d’être conscritpar la république fasciste de Salò, il fut forcé de se cacher, ses parents étant alors, pendant quelques mois, retenus comme otages par les Allemands. Avec son frère, Floriano, il combattit dans le maquis des Alpes Maritimes, puis, au printemps de 1944, se joignit aux partisans de la brigade Garibaldi, prit part à leur guérilla dans l’arrière-pays de San Remo.
En 1944, il adhéra au particommuniste.
En 1945, il se retrouva à Turin où il participa à l’effervescence du climat utopique né de la guerre, collabora à des revues (‘’Il politecnico’’, ‘’Aretusa’’…), devint un rédacteur du journal ‘’L’unita’’, quotidien du Pari communiste italien, et entreprit des études de lettres anglaises, qu'il conclut brillamment par un mémoire sur Joseph Conrad.
Fréquentant la maison d’édition Einaudi, ilfit alors la connaissance de Felice Balbo, de Cesare Pavese qui l'encouragea à écrire. Il commença par de brèves nouvelles, où il suivit la vogue néoréaliste de l'après-guerre italienne, le néoréalisme étant pour lui, davantage qu'une école, une façon de ressentir les choses partagée par les jeunes écrivains qui se sentaient dépositaires d'une nouvelle réalité sociale. Ses textes furent publiés dans‘’L’unita’’. En 1946, il partagea avec Marcello Venturi le prix accordé par le journal pour la meilleure nouvelle, ‘’Campo di mine’’.
Faisant référence à cette période, il déclara qu'il avait alors tenté, sous l’impulsion d’une urgence d’écriture et de mise au point idéologique, sans obtenir de résultat probant, de raconter, à la première personne, son expérience de résistant. C'est seulementaprès qu'il eût adopté un point de vue extérieur, et donc un certain détachement, que son travail lui donna entière satisfaction.
Ce fut ainsi que, grâce à Cesare Pavese, il publia :
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“Il sentiero dei nidi di ragno”
(1947)
“Le sentier des nids d’araignée”
(1978)

Roman

Le narrateur, Pin, un garçond'une dizaine d'années, orphelin, paresseux, grossier, frère de la prostituée du village, enfant très éveillé qui comprend beaucoup de choses, qui, depuis qu’il était tout petit, ne fréquentait pas ceux de son âge qui le rejetaient, côtoyait plutôt le monde des adultes dont il se méfiait, car il le considérait comme hostile, aimant beaucoup, avec son franc parler, «mettre en boîte» les hommes qu'il...
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