Le chomage

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  • Publié le : 9 octobre 2010
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La forte baisse des cours des matières premières menace directement les finances de plusieurs pays qui misaient sur leurs exploitations minières pour maintenir leur croissance.

Après quatre ans d’euphorie et de multiplication des projets d’investissements, le marché minier a la gueule de bois. Depuis juillet 2008, les cours du cobalt, de l’uranium, de l’aluminium et du cuivre ont en moyennedégringolé de 50 %. Pour la plupart des producteurs, petits et grands, les prix de vente ne couvrent plus les coûts d’exploitation. En manque d’argent frais, ils réduisent la voilure : certains arrêtent leurs sites de production, d’autres retardent des investissements, surtout ceux qui n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. Avec un tiers des réserves minières mondiales et des gisementsinexploités qui sont autant d’opportunités, l’Afrique est en première ligne des victimes de la déprime du secteur. De nombreux États, dont le budget dépend des recettes tirées de l’exportation des minerais, vont devoir se serrer la ceinture cette année.



CUIVRE ET COBALT
RD Congo : un manque à gagner de 930 millions de dollars
Depuis juillet dernier, le cours du cuivre a chuté de 60 %, à 3 000dollars la tonne. D’après les prévisions du groupe d’assurance-crédit Euler Hermes, la baisse devrait se poursuivre en 2009 et le prix moyen dégringoler de 55 % par rapport à 2008. Quant au cobalt, extrait dans les mêmes gisements, son cours a été divisé par cinq, à 9 dollars la livre. Avec 10 % des réserves mondiales de cuivre et 34 % de celles de cobalt, la République démocratique du Congo (RDC) faitdéjà les frais de la décrue. Quarante des 70 sociétés minières opérant au Katanga, première province minière du pays, l’ont quittée. Selon un économiste sur place, 20 000 salariés du secteur minier ont déjà perdu leur travail. En décembre, le ministre des Mines de la province annonçait même que 300 000 emplois au total seraient supprimés. Une estimation jugée plausible si l’on tient compte despetits creuseurs informels ainsi que des employés des secteurs indirectement touchés par la crise (travaux publics par exemple).

Les grands groupes ne sont pas épargnés. Le sud-africain Mwana Africa a ralenti ses opérations d’exploration. Mi-décembre, Forrest International a suspendu les activités de sa filiale CMSK, qui produisait jusqu’alors 4 500 tonnes de cobalt et 11 000 tonnes de cuivre paran, et mis la plupart de ses 650 employés au chômage technique. « Avec une livre de cobalt à 9 dollars, la société ne peut plus assurer les coûts de production, explique-t-on au sein du groupe. La production peut reprendre aux alentours de 15 dollars, mais il faut que la demande soit là et semble solide. » En 2007, la valeur totale de la production de cuivre s’est élevée à 693 millions dedollars. Au même niveau de production, elle tomberait à 305 millions en 2009 compte tenu des prévisions à la baisse du cours moyen. Et celle de cobalt, de 864 millions en 2007, à 324 millions de dollars.



URANIUM
La valeur des exportations du Niger en baisse de 200 millions de dollars
La livre d’uranium est passée de 140 à 53 dollars entre juin 2008 et janvier 2009, mais le français Areva prometde maintenir son objectif : produire 12 000 tonnes d’uranium par an d’ici à 2012, soit deux fois plus qu’aujourd’hui. « La crise n’a aucun impact sur nos projets africains », assure-t-on chez Areva. Ainsi, le groupe assure que son calendrier sera respecté pour l’entrée en exploitation des gisements de Trekkopje, en Namibie, et de Bakouma, en Centrafrique, soit respectivement fin 2009 et 2010.Quant à la production sur le site d’Arlit, au Niger, elle devrait donc se maintenir (3 100 tonnes en 2007). En janvier, Areva a signé avec Niamey pour l’exploitation d’un second gisement : Imouraren, le plus grand d’Afrique. Là aussi, il n’envisage pas, ou pas encore, que la baisse des cours puisse retarder l’entrée en exploitation, prévue en 2012, pour une production de 5 000 tonnes par an....
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