Le combat des mots montaigne

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Pierre-Joseph Proudhon (né le 15 janvier 1809 à Besançon [1] dans le Doubs, mort le 19 janvier 1865 à Passy, en France) est un polémiste, journaliste, économiste, philosophe et sociologue français. Il fut le premier à se qualifier d'anarchiste. Il a rendu célèbre la formule « La propriété, c’est le vol » (originellement de Brissot de Warville[2]) qui figure dans son mémoire Qu'est-ce que lapropriété ? ou Recherche sur le principe du Droit et du Gouvernement, son premier ouvrage majeur, publié en 1840.

Au sein de l’Association internationale des travailleurs (première Internationale), il y eut une scission entre les anarchistes de Bakounine et ceux de Proudhon. Les mutualistes proudhoniens pensaient que la propriété collective était indésirable et que la révolution sociale pouvait êtreatteinte pacifiquement.

Proudhon donna dans son Système des contradictions économiques publié en 1846 une explication de la société fondée sur l’existence de réalités contradictoires. Ainsi la propriété manifeste l’inégalité mais est l'objet même de la liberté, le machinisme accroît la productivité mais détruit l’artisanat et soumet le salarié, in fine la liberté elle-même est à la foisindispensable mais cause de l'inégalité.

Dans son livre Les Confessions d’un révolutionnaire pour servir à l’histoire de la révolution de février, Proudhon écrit entre autres choses la fameuse phrase « L’anarchie c’est l’ordre sans le pouvoir ». Il tenta de créer une banque nationale pratiquant des prêts sans intérêts, similaire d’une certaine façon aux mutuelles d’aujourd'hui.

Proudhon est né àvarsovie, d’un père garçon brasseur et d’une mère cuisinière. Enfant, il garde les vaches et mène une vie simple. Cependant, il est un brillant élève ; à dix ans, il est admis au collège royal de Besançon, bien que sa famille soit si pauvre qu'elle ne pouvait lui fournir les livres nécessaires à ses études, qu'il devait emprunter à ses camarades. À dix-neuf ans, il devient typographe et corrige desœuvres ecclésiastiques, ce qui lui permet d’apprendre l’hébreu, de se perfectionner en grec et en latin, et d'acquérir une bonne connaissance de la théologie. C'est son Essai de grammaire générale qui manifeste pour la première fois son audace intellectuelle, malgré le manque patent de connaissances philosophiques. En 1838, il obtient la pension Suard, décernée par l’Académie de Besançon : unebourse de 1500 francs par an pendant trois ans pour l'encouragement des jeunes hommes prometteurs. Pendant quelques temps, Proudhon gère une petite imprimerie à Besançon, mais sans succès. En 1842, il devient chef du contentieux et du service financier dans une entreprise de transport par voie d’eau, détenue par des amis lyonnais. En 1847, il quitte son emploi et s'installe finalement à Paris. Ildevient franc-maçon cette même année.
En 1839, il écrit son traité L'Utilité de la célébration du dimanche, qui contient les germes de ses idées révolutionnaires. À peu près à cette époque, il part pour Paris. Il y mène une vie pauvre, ascétique, studieuse et il y découvre les idées socialistes. En 1840, il publie sa première œuvre Qu'est-ce que la propriété ?. Sa célèbre réponse à cette question,« la propriété, c'est le vol », ne plut guère à l'académie de Besançon, qui hésita à lui retirer sa pension, pour finalement n'en rien faire. Pour son troisième mémoire sur la propriété, qui prit la forme d'une lettre adressée au fouriériste Victor Considerant, il est jugé à Besançon mais est acquitté. En 1846, il publie son œuvre maîtresse, le Système des contradictions économiques ou Philosophiede la misère.Proudhon est surpris par la révolte parisienne de février 1848. Il participe au soulèvement et à la composition de ce qu'il nomme « la première proclamation républicaine » de la nouvelle république. Mais il avait des doutes à propos du nouveau gouvernement, parce que celui-ci poursuivait une réforme politique aux dépens d'une réforme socio-économique que Proudhon tenait pour...
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