Le commerce du bois au canada

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  • Publié le : 27 décembre 2010
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Le commerce des fourrures au Canada a véritablement permis l’expansion de la colonisation et des échanges et a complètement chamboulé le mode de vie des Amérindiens. Néanmoins, à partir des années 1800, ce commerce va perdre de l’importance par rapport au commerce du bois. Le commerce des fourrures qui représente plus de la moitié des exportations du Canada vers la fin du 18e siècle, nereprésente que 15 % des exportations au début du 19e siècle. L’analyse de plusieurs facteurs permet de comprendre ce grand changement dans la colonie. Donc, le commerce du bois, comme beaucoup d’autres industries ayant tenté de se développer au Canada, n’a guère connu de succès tant que l’exportation des fourrures demeurait la seule bonne raison d’investir dans la colonie. Cependant, un véritable essoréconomique, militaire et fiscal va s’opérer permettant le développement de celui-ci
Il faut tout d’abord comprendre les causes militaires de ce grand changement. La France, en guerre avec l’Angleterre, tente de la détruire en bloquant son commerce. Ainsi, Napoléon interdit au Français de commercer avec l’Angleterre et décrète en 1806 un blocus continental qui entrave sérieusement l’énorme commercedu bois de l’Europe septentrionale dont dépend l’économie britannique en plein essor. Dans le cadre de la révolution industrielle qui s’opère en Angleterre, le bois est indispensable pour la construction industrielle, résidentielle et navale. L’Angleterre a l’habitude d’acheter le bois de Russie, de Prusse et de Norvège. Les prix du bois à cause de ce blocus vont alors tripler en deux ans.Malgré la contrebande, l’Angleterre n’arrive plus à commercer à un prix abordable.
Bien que le Canada regorge de forêt, à cause de la traversée de l’Atlantique, le bois se vend deux fois plus cher qu’en Europe. Cependant, à cause de la situation engendrée par le blocus de Napoléon, le bois canadien devient attrayant. Ce commerce demande toutefois un grand investissement. Il faut organiser lesystème de commerce, prendre contact avec les marchands anglais et demander l’autorisation de coupe. Ainsi, le gouvernement de Londres promet aux investisseurs, pour les encourager d’aller investir au Canada que les droits de douane pour le bois venant des pays d’Europe septentrionale seront plus élevés que le bois canadien. C’est ce qu’on appelle un tarif préférentiel. Grâce à cet avantage fiscal surleurs concurrents étrangers, le bois de l’Amérique de Nord se vend sur un marché entièrement protégé, permettant alors l’essor fulgurant de cette industrie. En effet, « après 1804, les expéditions de bois en provenance de l’Amérique du Nord britannique se multiplient par mille en cinq ans. » De partout au Canada : du Québec, de Pictou, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard, descentaines de bateaux naviguent avec des cargaisons de bois d’œuvre. Le tarif préférentiel accordé au bois colonial sera réduit en 1821, mais sera tout de même assez avantageux pour permettre au commerce de se développer et s’agrandir au fil des décennies qui vont suivre. Donc, l’effet du blocus de Napoléon est indéniable et très profitable pour le Canada, à tel point qu’en 1810, le bois représentetrois quarts des exportations de la colonie.
D’un point de vue économique, le commerce du bois a eu plusieurs impacts. D’une part, cette industrie va énormément stimuler l’agriculture. On cultive le blé pour nourrir toute la main-d’œuvre travaillant sur les chantiers et l’avoine pour nourrir les chevaux. De plus, les Canadiens peuvent aussi exporter leur blé en Angleterre. De plus, ce commerce acontribué à l’essor des industries tel que les moulins à scie et la construction navale. Par ailleurs, c’est à ce moment qu’on va voir les premières banques apparaitre. C’est donc dire que ce commerce a procuré des avantages à tout le monde, car tous ont profité des retombés économiques, surtout les cultivateurs et les fils de cultivateur qui durant l’hiver travaillent dans les chantiers. Le...
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