Le commerce sud-sud

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  • Publié le : 7 octobre 2011
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Le commerce Sud-Sud

Cas du Maroc avec les pays subsahariens

Préparé par :
Kalifa Singhateh

Ecole Nationale d’Administration
Gestion de développement et de l’action sociale
Promotion 9
Plan

Introduction
Section 1 : Le positionnement du Maroc au niveau demarchés africains
A. Le cadre réglementaire
B. L’intensité des échanges bilatéraux
Section 2. Les courants d’échanges
A. Les entreprises marocaines sur les marchés africains
B. Les facteurs pénalisant les échanges
Conclusion
Bibliographie

INTRODUCTION
Déçus par les lenteurs de la mise en place d’un nouvel ordre commercial international, les pays en voie de développement sonttentés de reporter leurs espoirs sur la coopération économique entre eux dont le renforcement du commerce Sud-Sud constitue un élément essentiel. Cette notion a été forgée au fil de quelques grandes conférences des « 77 » et reprise par l’Assemblée générale et la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement.
Dans un premier temps, elle se traduit par le lancement d’unemultiplicité des études sans aboutissement concret et l’affirmation de principes de base. Ila fallu cependant attendre le programme d’Arusha pour l’autonomie collective(1979) pour que soit formulé un ensemble de mesures concrètes souhaitables, systématisées et précisées par la résolution 127(V) de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement et le rapport final de la conférencede Caracas (1981). Les réalisations demeurent cependant limitées dans les trois grands domaines couverts par des recommandations en matière commerciale.
* La création d’entreprises multinationales de commercialisation n’a été que timidement ébauchée, et seulement en Amérique latine.
* Les organisations économiques régionales foisonnent mais fonctionnent mal. Il y a des exceptions rares.* Malgré la clause d’habilitation du Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, les pays sud hésitent à s’accorder un traitement préférentiel dans leur commerce intérieur ; en particulier, le système global de préférences mutuelles entre pays en développement prôné par la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement n’a, jusqu’ à présent, pu être adopté.Malgré la modestie de ces résultats, le commerce Sud –Sud a crû dans des proportions non-négligeables depuis le milieu des années 1970, mais il faut sans doute voir d’avantage dans cette évolution un contrecoup du marasme économique dans les Etats industrialisés que l’effet des quelques mesures qui ont été adoptées. Au demeurant, le renforcement des échanges commerciaux entre pays en voie dedéveloppement ne saurait aboutir à une utopique autarcie économique collective ; comme le précise le programme d’Arusha, « une stratégie d’autonomie collective doit être considérée comme partie intégrante d’un système économique global ».

Section 1 : Le positionnement du Maroc au niveau de marchés africains
Les relations économiques du Maroc avec les partenaires africains s’agit en particulier del’exonération totale de leurs produits des droits de douane à l’entrée du marché marocain, des actions menées pour promouvoir les échanges, de la signature d’accords avec l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et de l’adhésion à la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (COMESSA). Une telle analyse permettra d’identifier le potentiel d’échange dont dispose le Maroc avec les principaux paysdu continent. En effet, dans un contexte international marqué par l’intensification de la concurrence sur les marchés du Nord, le marché africain pourrait constituer une niche stratégique pour les entreprises nationales marocaines, compte tenu de sa taille appelée à gagner en importance avec les efforts déployés par la communauté internationale en faveur du développement de l’Afrique,...
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