Le concile de trente

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  • Publié le : 7 avril 2012
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Le concile de Trente
L’Eglise Romaine, institution millénaire porteuse de croyances, de rites et de morales, connaît une crise profonde depuis le XIVe siècle, qui trouve son apogée au XVIe siècle. Cette crise est protéiforme. Les clercs, souvent ignares, ne fournissent pas de réponse adaptée aux angoisses eschatologiques des fidèles, traumatisés par les « malheurs des temps » et craignant pourleur salut. A l’heure de l’affermissement des Etats, l’ingérence du Saint-Siège (notamment dans le domaine fiscal) est de moins en moins tolérée. De plus, les prélats, censés donner l’exemple, se sont éloignés de leur mission spirituelle en s’engageant davantage dans la vie politique européenne. Enfin, les mouvements de Réforme, luthériens puis calvinistes, sont venus menacer l’hégémonie del’Eglise romaine en déchirant la « tunique sans couture » de la chrétienté latine. La nécessité de la Réforme catholique est reconnue et attendue par les fidèles. Luther, en 1520, appelle au concile, sans succès : L’Eglise, quelque peu sclérosée, reste sans voix dans un contexte qui exige pourtant une réponse forte. Des tentatives furent faites (comme le concile de Latran, 1512-1517), mais ne remportentpas l’adhésion générale dans une Europe en guerre et où la voix de la Curie s’est affaiblie. Le besoin de réaction se fait pressant : les fidèles, restés fervents, se demandent comment croire, et une partie d’entre eux est séduite par la Réforme protestante, au dogme novateur et clair. Pour remédier à cette crise, Paul III convoque finalement le concile (réunion des évêques et archevêques de lachrétienté), en 1545 à Trente, ville impériale du Nord de l’Italie actuelle. La tâche du concile est double : réunir les fidèles autour d’une orthodoxie catholique moderne, et impulser la reconquête des espaces protestants en revitalisant l’institution. De plus, il doit permettre à Rome de réaffirmer son autorité alors contestée. Il s’agit alors de s’interroger sur la réponse apportée par le concile àla diffusion des idées protestantes et aux préoccupations des fidèles. Il conviendra dans un premier temps d’étudier les conditions de mise en place et de fonctionnement du concile, réunion tardive et chaotique, puis les décisions qui y furent prises, dogmatiques comme disciplinaires, et enfin l’avènement de l’Eglise « post-tridentine », désormais dotée des moyens pour mener à bien sa reprise enmain. Bibliographie : Ouvrages généraux, Manuels : - Michel Peronnet, Le XVIe siècle, Hachette Supérieur, 1992. Ouvrages spécifiques : - Marc Venard, J.-M. Mayeur, Ch. Pietri, A. Vauchez, Histoire du christianisme, Tome 8 Chapitre V, pages 223-279. - Eric Suire, Vocabulaire historique du christianisme, Cursus, Armand Colin, 2004. Sites internet : - Nicole Lemaitre, Cours d'agregation d'histoire : «La réforme en continuité réussie, le concile de Trente », 2002-2003 http://histoire.univ-paris1.fr/agregation/moderne2003/cours12.htm - Bernard Chédozeau , Fiche de conférence sur « L’icône orthodoxe et l'image catholique tridentine » http://www.ac-sciences-lettresmontpellier.fr/academie_edition/fichiers_conf/Chedozeau2006.pdf

PLAN

I) Les conditions : une réaction nécessaire mais faitetardive aux réformes protestantes.
A- Pourquoi un concile ? La nécessité de la Réforme catholique. •1518 et 1520: Luther appel au concile •Emergence des thèses calvinistes •Une Église encore réticente mais qui ne peut plus négliger les réalités de son époque B- Une lente et tardive mise en route. •De Paul III à Charles Quint : des premiers signes d'ouverture en guise de préparatifs •Une difficultédans le choix de la ville •La guerre (notamment entre François I er et Charles Quint) : un obstacle au concile C- Rouages et étapes du concile, une initiative et un déroulement chaotique. •Un concile couteux, peu fréquenté et peu représentatif des nations •De la discussion au vote : les étapes du concile •Les péripéties : épidémies, affrontements et désaccords

II) Les décisions, dogmatiques...
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