Le cube de bois (alain)

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  • Publié le : 12 novembre 2009
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Devoir de Philosophie

Dans ce texte, Alain, philosophe du XXème siècle, nous propose de réfléchir sur la perception à travers l’exemple d’un cube de bois de la même manière que Descartes dans "Méditations métaphysiques" où il nous montre que percevoir n'est pas sentir, et que l'essence des corps ne réside pas dans leurs apparences sensibles.
Dans un premier moment, lignes 1 à 7, Alainévoque un cube de bois dont les six faces ne peuvent être vues simultanément ce qui lui permet d’aborder la perception comme une activité de pensée et de construction qui nous invite à voir ce cube « en sa vérité ». Puis, dans un deuxième moment, lignes 7 à 14, il nous indique que c’est l’idée d’un corps qui fait que nous pouvons le percevoir.

Explication du texte d’Alain

Pour appuyer saréflexion au sujet de la perception, Alain commence par énoncer l’exemple du cube de bois (lignes 1 à 5). Ce choix est judicieux car un cube se constitue en effet de six faces et de douze arrêtes et est donc impossible à voir dans son intégralité. « Il n’y a point de centre d’où je puisse voir le cube en sa vérité » : autrement dit, le cube en soi tel qu’il est en lui-même ne nous apparaît pas et nouspouvons seulement en prendre une vue parmi ses nombreuses apparences. Donc, lorsque nous disons que nous percevons un cube, nous jugeons d’après le « côté » que nous saisissons que c’est un cube.
Ensuite, Alain nous annonce sa thèse (lignes 5 à 7). C’est en réalité par notre faculté de langage et notre intelligence que nous pouvons nous représenter un corps dans son essence, le comprendre et lereconnaître. En effet, c’est en voyant un corps que nous nous rappelons ce que nous savons déjà et c’est ainsi que nous reconnaissons l’idée de ce que nous percevons. L’auteur nous explique que « le discours » est un enchaînement de jugements de la pensée qui nous conduit vers la connaissance et celui-ci nous permet donc de construire le cube « en sa vérité ». Par exemple, c’est par sonintermédiaire que nous savons qu’en retournant le cube nous pourrons voir et toucher ses autres faces.

Cependant Alain ne s’arrête pas là puisqu’il nous engage vivement à pousser plus loin sa réflexion au sujet du cube de bois.

Alain poursuit en effet sa pensée toujours avec l’exemple du cube de bois (lignes 7 à 12) et nous explique qu’à condition qu’il y ait l’idée du « cube en soi », c'est-à-diresi nous le reconnaissons malgré ses « diverses apparences » et que nous comprenons ce qu’il est alors il y a forcément « un seul monde et une seule vie ». Cela signifie que le monde illusoire du sensible et le monde réel de la connaissance ne sont pas deux mondes séparés l’un de l’autre mais deux mondes inextricablement liés pour un former qu’un seul. Un corps est vu par l’œil mais il ne peutêtre perçu que par une activité de l’esprit qui détient déjà une idée forgée de ce corps qui elle-même permet à celui-ci d’être reconnu et d’être construit en « sa vérité ».
Enfin, la dernière phrase du texte (lignes 12 à 14) est une forme de conclusion du philosophe et vient signifier que l’idée du cube à elle seule permet au cube d’être vu. C’est l’idée, la définition d’une chose qui fait que lemonde devient visible et non les sensations. Ces sont les idées qui font que le monde est tel que nous le voyons et tel qu’il l’a toujours été et le vrai cube, ou du moins le cube en soi, ne change pas et demeure le même grâce à notre langage qui nous en donne l’idée.

Intérêt philosophique

L’intérêt philosophique de ce texte réside dans la conception d’Alain de la perception qu’il assimileà la pensée et qu’il considère comme une activité de jugement. En ce sens, il s’inscrit dans la lignée de Descartes qui nous montre par l’exemple d’un morceau de cire que l’expérience sensible ne peut rendre compte de la perception. En effet, on peut décrire un morceau de cire et le reconnaître par son odeur, sa couleur ou sa forme (autrement dit par le biais de nos cinq). Mais lorsqu’on...
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