Le culte du travail dans candide de voltaire

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  • Publié le : 9 juillet 2010
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UNIVERSITE GASTON BERGER DE ST-LOUIS. ANNEE ACADEMIQUE 2009-2010
U.F.R LETTRES ET SCIENCES HUMAINES.
SECTION : LETTRES, ART ET COMMUNICATION.

COMMENTAIRE COMPOSE SUR CANDIDE OU L’OPTIMISME DE VOLTAIRE.

PLAN :
Introduction
* 1- Le caractèrelibérateur du travail
* 2- La critique de l’optimisme
Conclusion

THEME : Le Culte du Travail
Introduction :
Reposant sur une entière confiance dans la raison humaine pour laquelle il n’est pas de problème insoluble et sur une foi optimiste dans le progrès, l’esprit philosophique du XVIIIème siècle se présente comme un nouvel humanisme dont l’Encyclopédie assurela diffusion. La Cour se voit supplantée par les salons qui développent la solidarité des écrivains plutôt que des rivalités d’attributions et de privilèges. La passion des idées précède parfois le culte de l’art : la science est reine et Voltaire va même jusqu’à mettre en vers les théories de Newton ; l’esprit critique est né, qui se manifeste par l’examen de toute chose à la lumière de laraison. Entre autres genres, Voltaire recourra au conte qui n’est pas cependant chez lui un simple divertissement. S’il laisse dans ce genre littéraire libre cours à sa verve et à son imagination, on y trouve en arrière plan une idée philosophique profonde. C’est dans cette logique que s’inscrit son conte philosophique publié en 1759, Candide ou l’optimisme une bouffonne satire de l’optimisme béat. Acet effet, au chapitre XXX, Voltaire s’attèle particulièrement à un véritable éloge du travail. Ainsi, le texte soumis à notre étude s’articulera autour d’un plan binaire : le caractère libérateur du travail puis la critique de l’optimisme. 
NB : Précisons tout simplement que notre commentaire composé portera sur le caractère libérateur du travail. 
Voltaire, à travers son contephilosophique s’est attaché à dénoncer les abus de la société du XVIIIe siècle. Il a excité dans les esprits des sentiments et formé des convictions dont la valeur est toute positive. Conscient que ce monde n’est qu’ « illusion et calamité » mais aussi persuadé que la seule vertu ne suffit pas pour se prémunir contre la méchanceté des hommes, il devient judicieux pour l’homme de trouver une valeurcardinale pouvant donner sens à sa pitoyable condition d’être. Par ailleurs, le travail participait à cet effort puisqu’il est susceptible d’une certaine ouverture. Après avoir mis en relief les infortunes de ses personnages, il les soumet à une nouvelle idéologie qui constituera la toile de fond de leur existence : le travail.  
* Le caractère libérateur du travail
Le travail est unevaleur positive qui rend à l’homme sa liberté. Cette vérité incontestable est révélée par le sage turc. Le bon vieillard commence déjà par annoncer qu’il ne mêle pas de ce qui ne le regarde pas : « je ne m’informe jamais de ce qu’on fait à Constantinople ». C’est sur le travail en effet qu’il bâtit son bonheur. Chacun travaille selon ses aptitudes et c’est l’activité productive qui donne la solutionaux questions métaphysiques car elle « éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin ». Le travail n’est plus perçu comme une dure nécessité ou simple fatalité à laquelle l’homme ne saurait se soustraire. Il est surtout analysé comme un moyen de parvenir à une dignité plus haute, à une libération. Remarquons la subtilité de Voltaire qui ne fait pas de sermon sur le travail maisqui en dévoile les productions exotiques dans une énumération qui fait plus penser à l’inventaire d’une épicerie de luxe qu’aux produits d’une ferme turque.
Cette valeur libératrice fait que l’homme devient son propre Prométhée. Il se soustrait de la hantise de ses penchants, de l’amour et de la haine. Mais aussi, en se soumettant aux caprices de son métier, le genre humain devient maître...
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