Le désir est-il la marque de la misère humaine ?

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  • Publié le : 13 avril 2011
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Le désir est-il la marque de la misère humaine ?

Le philosophe Pascal définit l'homme comme étant une créature paradoxale. Celle-ci n'est qu'un être de chair, éphémère, mais qui à la capacité d'avoir conscience de cette situation. Il pense." L'homme n'est qu'un roseau, dira Pascal, le plus faible des roseaux… mais c'est un roseau pensant. " Prendre conscience de sa propre misère ne manque pasd'une certaine grandeur. On peut alors se demander si le fait d'éprouver des désirs est-il la marque de la misère humaine ?
La réponse qui nous vient instinctivement est de dire que désir serait un exemple de cette misère. En effet, les désirs naissent dans le corps, qui est imparfait, frêle. Il sont donc source de déception, frustration.
Néanmoins, une seconde réflexion permettrait de nuanceren se demandant ce que serait une vie sans désir. Ils créent chez beaucoup une grande motivation, un but à atteindre.
On se confronte ainsi à la question suivante : Que nous apporte le désir sur la réelle valeur de l'homme ?

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Le désir est la preuve de la misère de l'homme

1) La source des désirs

-Tous les désirs ont leur racines dans le corps. Ils sont l'expression despulsions d'après Freud.
Les rêves notamment, expriment les désirs que l'on ne peut pas évoquer car ils sont régis par des multiples censures fixées presque inconsciemment. On y réalise nos désirs par procuration.

Le désir est le signe du manque

-Tout désir est du à une insatisfaction. Si l'on désire quelque chose, c'est qu'on ne le possède pas.
Une fois ce désir atteint,il disparaît et cède la place à un autre et ainsi de suite. Seul Dieu ne possède pas de désir, sinon il serait imparfait.
-La misère humaine se définit par la vision de l'homme sans Dieu. L'homme ignore le bien, le vrai. Les lois sont relatives d'un lieu à un autre "Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà",Pascal. C'est à dire que l'homme est incapable d'établir des lois justes. Le faitqu'un homme éprouve des désir peut se concevoir comme un argument soutenant cette misère. On peut en conclure que l'homme, relativement au désir qu'il éprouve, n'atteindra jamais son but ultime. Celui de la connaissance représentée par Dieu. L'homme n'égalera jamais Dieu puisque que ce dernier est parfait. Tandis que l'homme lui évolue et voit à travers un corps. Pascal décrit ici le phénomène de lafinitude de l'homme, il est limité, ne peut atteindre Dieu.
-Néanmoins, le désir est lui illimité. Cela nous condamne à être toujours insatisfait.



L'infinité du désir

-Lorsque un désir est assouvit, un autre apparaît très peu de temps après. De plus, lorsque qu'un désir est réalisé, on est toujours déçu du fait de l'avoir trop idéalisé. Aussi, au fur et àmesure, les désirs deviennent plus forts, plus précis. C'est ce qu'a remarqué Épicure. On peut alors se permettre de se comparer à Dom Juan, chez qui le désir de posséder les femmes est insatiable et finira d'ailleurs par le tuer.
-Ce qui plait dans le fait de réaliser ce désir, ou d'avoir un désir, c'est ce désir lui même et non pas l'objet désiré. C'est pour ca que désirer témoigne de la misèrehumaine. Le désir possède un coté pervers, vicieux. Il se masque en fait à travers un objet et nous attire vers cet objet, alors que ce qui nous fais plaisir est en fait d'avoir ce désir.

Si le désir montre les imperfections de l'homme, il est néanmoins la preuve que l'homme parvient à se représenter une idée ou un objet à la perfection.

II. Le désir est le signe de la grandeur del'homme

-Puisque l'on a vu que l'accomplissement d'un désir ne suffit pas à satisfaire ses envies, c'est donc que la visée du désir dépasse l'objet désiré. On vise au travers des désirs un idéal que l'on ne peut pas atteindre. On a donc besoin d'un absolu.
-C'est ainsi que le désir, petit à petit nous fait progresser vers la sagesse. On peut y associer l'image d'une courbe et son asymptote....