Le désordre du travaille

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  • Publié le : 5 mai 2009
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Fiche de lecture : Les désordres du travail, Philippe Askenazy Présentation de l’auteur : Les travaux de recherches de Philippe Azkenazy portent sur le thème « travail et croissance » divisé en deux principaux thème : l’innovations organisationnelles et la conditionsde travail, prévention des accidents et maladies du travail, « nouvelle économie » et localisation des activités,réduction du temps de travail, commerce international et inégalités, économie mathématique. Ils alimentent le débat public sur la pénibilité, la santé et la sécurité au travail. Ses recherches à venir porteront sur la dynamique de croissance, les innovations et l’équité sociale. Il se propose d’approfondir l’analyse des dynamiques de croissance en poursuivant la détermination du rôle de l’organisation dutravail et des entreprises dans l’émergence et l’utilisation efficace des innovations technologiques, les inégalités, le bien-être au travail à travers des modélisations micro-macro-économiques. Principaux ouvrages : Les désordres du travail : enquête sur le nouveau productivisme. La Croissance moderne, Paris, Economica, 2002. Présentation de l’ouvrage « Les désordres au travail» : Après avoir rappelé les évolutions du monde du travail depuis le taylorisme jusqu’au toyotisme, Philippe Askenazy présente les dernières statistiques sur les conditions de travail dans les pays développés. Force est de constater une certaine déception vis à vis des promesses des nouvelles formes d’organisation du travail : le travail en équipe, autonomie, démarche qualité etc.L’interprétation la plus répandue est celle du « tout psy » : les salariés, semble-t-il, font face à plus de pression (le harcèlement moral est une expression et une réalité juridique des années 90) et sont de plus en plus seuls face à ces nouvelles « maladies ». Askénazy réfute ces interprétations autant que celles des entreprises voulant que les statistiques augmentent car on y prête, en gros, plusd’attention qu’auparavant. Ainsi, les maladies musculo-squelettiques sont celles qui ont connu la plus forte progression, il rappelle que les profession à priori protégées des risques physiques sont maintenant exposées du fait de la polyvalence (l’exemple présente est celui du chef de rayon aidant les manutentionnaires dans les grandes surfaces, la conséquence en est que le nombre de blessure à la tête aaugmenté). Loin du fatalisme introduit par les interprétations individualistes des maladies professionnelles, l’un des malaises les plus aigus vécus par les salariés provient du sentiment de désorganisation (contre-ordre, changements de planning répétés…), un comble pour des méthodes cherchant à optimiser le temps de travail ! c’est dans cette contradiction qu’il faut chercher des pistes de progrès.Si l’Europe est largement touchée par ce problème, elle n’est ni la seule, ni la première : les évolutions qui la frappent aujourd’hui ont d’abord frappé les Etats-Unis. En effet, le nouveau productivisme est né outre-atlantique avant de se développer en Europe. Mais le parallèle a ses limites, car les Etats-Unis sont aujourd’hui en voie de maîtriser le problème alors que les européens le voientse développer dramatiquement sans réagir. Si les entreprises françaises avaient le niveau de prévention de leurs homologues américaines, ce sont 600 accidents par jour qui pourraient être évités et une vie tout les 3 jours qui serait sauvée. Positionnement sur le chapitre II : « Les interprétations dominantes » L’auteur dégage deux lectures sur la pénibilité au travail : Une dégradationfictive à savoir que les travailleurs et chef d’entreprises sont tout simplement plus avertis et plus attentifs à ce problème. Il y a une progression politico-juridique. Une dégradation réelle mais le mal aurait changé de nature : le travail aujourd’hui n’est plus seulement physique comme par le passé mais bien psychologique. Une nouvelle notion apparaît : « le stress...