Le desir (fiche term es.)

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  • Publié le : 20 mars 2011
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LE DESIR

Définition : Tendance vers un objet représenté à l’esprit. Représenté à travers l’imagination (fantasmes..).
Le désir est :
* Un manque : être en souffrance c’est être en manque, le terrible manque du désir me fait souffrir. Ce manque est paradoxal assimilé à un vide qui brûle. Il est ambigu.
* Le désir est un dynamisme (tendre vers la chose).
Ce désir à de dimensions :* Dimension physique : qui se marque par l’union entre l’âme et le corps.
* Dimension psychique : relation amoureuse par exemple.
Il à deux valeurs :
* Contrôle, maitrise, et restriction du désir.
* Extension, et tendre plus vers ce qu’on désir.

I / CRITIQUE DU DESIR : (maitrise du désir)
Le désir est vécu comme un manque qui fait souffrir. D’où l’idée d’une plénitude, il fauttemporiser le désir La satisfaction du désir ne doit donc pas être immédiate. La découverte de la vie c’est la découverte du manque (On n’est pas dans l’idée de l’immédiate satisfaction, il faut réapprendre le manque.)
* 1er réalité : Le désir est tout d’abord une idée de frustration.
* 2eme réalité : ce manque est un non-être etparadoxalement une obsession restriction de la conscience, car la conscience est focalisée sur ce désir et je ne pense qu’a ça. Mon champ de conscience n’est plus en sérénité, la conscience est polarisée, étroite, et plus disponible (dimension obsessionnelle du désir).
Spinoza qualifie ce désir d’ « appétit conscient » Le désir est insatiable, besoin toujours de désirer quelque chose.
* 3emeréalité : idée que le désir est fondamentalement insatiable, on ne peut pas le satisfaire. Satis (en latin = assez) on n’en a jamais assez ! A chaque fois qu’il y a satisfaction du désir celui-ci meurt, et rené dans un autre objet. Entre ces deux étape s’écoule un moment d’attention = d’ennui.
Citation de Schopenhauer : « l’homme oscille comme un pendule entre la souffrance et l’ennui.»
Il y a donc uneespèce de rythme devant cette satisfaction.
Exemple : Dom-juan, qui a une vie fondée sur l’accumulation, le besoin sans cesse de nouveaux objets.

Critique de Descartes sur le désir :
Le désir est représenté : on a l’idée de l’objet qu’on désir. En particulier, cette représentation est donnée à travers l’imagination.
Désir est entre : Illusion (désire de se tromper) et l’erreur (le fait toutsimplement de se tromper).
La pensée de Descartes est proche de la morale stoïcienne. Il affirme que c’est pour lui une règle de conduite de préférer réformer ses désirs plutôt que l’ordre du monde car les seules choses qui soient véritablement en notre pouvoir sont nos pensées. Or, c’est une propriété de la volonté de ne désirer que les choses qui semblent possibles. En effet, écrit Descartes,nous ne désirons pas posséder le royaume de Chine, cette possession ne nous manque pas. Ainsi, si nous apprenons à ne désirer que ce que nous avons la certitude d’acquérir, alors plus rien ne pourra nous manquer. Nous aurons un sentiment de plénitude plus développé que celui qui, possédant toutes les richesses, ne sait pas mettre fin à sa conquête. Descartes a bien soin de préciser que c’est là unexercice extrêmement difficile.

* Le désir est d’autant plus insatiable qu’il est désir de désir.
Sens A : C’est – l’objet que j’aime que l’état dans lequel l’objet me met. Exemple : selon Pascal : le chasseur chasse, car il aime la tension et la résistance des animaux / Saint augustin : «  j’aimais à aimer... Je n’aimais pas encore ».
Sens B : Ce que l’on désire fondamentalement c’est ledésir des autres. On éprouve une certaine attirance par l’objet désiré par les autres. Il est donc mimétique (je désire en fonction d’autrui).
* Dimension d’injustice : l’individu désirant est injuste. Le désir vécu comme volonté de possession, de s’accaparer. / idée d’égocentrisme : je centre tout sur mon égo.
Injustice par exemple dans la relation : Esclave/maitre. Dans les 2 sens :...
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