Le destin et le detreminisme

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  • Publié le : 5 juin 2011
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Travail de fin d’année en religion

Le destin et le déterminisme

Cette année, nous avons visionné le film de jaco van Dormael, Mr Nobody.
Il s’agit d’un film très particulier en ce sens que son scénario est tout sauf linéaire.
Il est à la croisée de la science-fiction, du fantastique, de l’essai philosophique et de la romance.
C’est l’histoire d’un homme qui imagine les existences qu’ilaurait pu vivre s’il avait fait dans son parcours de centenaire des choix différents (du divorce de ses parents au choix de sa petite amie).
Pour nous aider dans cette arborescence, jaco van dormael joue avec des codes visuels car chaque Nemo est filmé différemment, chacune de ses femmes est représentée par une couleur.
En fait, le réalisateur aborde là un thème maintes fois traité : faire unchoix ? Quelle vie vivre ? Faut-il empêcher les rêveurs d’accomplir ce qu’ils ont dans la tête ?
Il y a des choix à faire et le film montre que la destinée de Némo aurait pu être totalement différente en fonction de ces choix, des gens qu’il a rencontré, avec lesquels il a vécu.

Apres le visionnage de ce film je me suis interrogé sur la thématique du film, est ce que la vie est toujours unequestion de choix ou est ce que le destin régit nos vies ?
Mot difficile que le destin car toutes réflexions à son propos ne pourra jamais déboucher sur une réponse existentielle définitive.
Sommes-nous l’objet du destin ? Avons-nous un pouvoir sur notre destinée ?
Questions simples mais qui nous renvoie à une autre formulation : devons-nous accepter passivement les événements de notre vie ?D’ailleurs ne serait-il pas plus simple d’accepter passivement la loi du destin en espérant que ses coups les plus rudes soient pour les autres et non pour nous ?
Mais si l’on dit subir son destin, être écrasé par le destin on dit aussi forger son destin, assumer son destin.
Cette dualité du mot nous interpelle car il peut donc évoquer tantôt la fatalité, le hasard tantôt la volonté, la responsabilité,tantôt la passivité, tantôt l’action, tantôt l’esclavage, tantôt la liberté.
Examinons d’abord le destin dans sa dimension passive c’est-à-dire le destin fatalité, le destin hasard, le destin subi.
Cela signifierait que certains événements arrivent quoique que nous fassions ; cette notion signifie l’absence totale à leur égard de possibilité d’agir, la limitation absolue de notre action et denotre puissance.
Ainsi notre naissance est, par exemple, le résultat d’un jeu générique infernal car il existait des millions de possibilités que nous soyons différents. Si nous sommes fils d’un père et d’une mère, nous sommes aussi enfants du hasard et cela dès le premier instant de notre conception.
Indépendamment de la roulette génétique, le destin hasard peut aussi nous faire naître blanc ounoir, pauvre ou riche. Il y a donc dans ce don initial qui nous fait ce que nous sommes dans nos différences. Ce don nous destine et, par là même, il nous limite.
Certaines de ces limites pourront évoluer (un pauvre peut devenir riche), d’autres, et elles sont nombreuses, ne pourront être modifiées.
Les hommes ont donc une communauté de destin qui, à la fois nous lie et nous différencie.
Noussommes unis par le hasard qui a marqué notre origine, mais nous somme séparés par ce même hasard qui nous a fait différent l’un de l’autre.

Comme si une puissance extérieure nous imposait son caprice. Souvent l’événement qui survient, réoriente notre vie car nous sommes entraînés à gauche, plutôt qu’à droite, et cela sans possibilité de retour.
Ces points de bifurcation sont des instants derupture car avant, l’événement était imprévisible, après, il devient origine c’est-à-dire qu’il s’intègre et modifie cet état originel qui nous destine.
Naissance, vie, … il y a aussi la mort qui est l’événement destinal par excellence. La mort fonde le destin. Elle est la limite ultime que l’espoir ne peut franchir.
Pour tous ceux qui appréhendent la mort comme une finitude et non comme un...
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