Le developpement humain lutter contre la pauvreté (i) d’ esther duflo

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  • Publié le : 24 avril 2011
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FICHE DE LECTURE

LE DEVELOPPEMENT HUMAIN

Lutter contre la pauvreté (I)

d’ Esther DUFLO

Introduction :

1°) Selon Amartya Sen, la santé et l’éducation sont des facteurs indispensables à la croissance. En effet ces deux critères sont essentiels pourmesurer l’indicateur de développement humain (espérance de vie, taux de scolarisation et taux d’alphabétisation), ils favorisent le développement qui lui-même favorise et accompagne la croissance. C’est pourquoi améliorer l’accès à la santé et à l’éducation, notamment dans les pays en voie de développement, serait bénéfique à l’ensemble des pays dans la mesure où cela atténuerait petit à petit lapauvreté. L’enjeux est de faire prendre conscience aux populations les plus pauvres que ces ressources sont les clés d’un mode de vie plus sain qui tend vers le développement, donc vers l’amélioration durable des conditions de vie.

2°) Les externalités positives qu’engendrent l’éducation et la santé reposent sur un principe de propagation des effets qualitatifs obtenus. Pour Gary Becker, lanotion de capital humain qu’il désigne comme « le moteur d’une croissance ininterrompue » est essentielle pour expliquer ces externalités positives. Quand l’éducation et la santé génèrent une amélioration du capital humain c’est-à-dire de l’ensemble des capacités productrices d’un individu, il y a de fortes chances pour que cet individu ait une influence autour de lui : il innovera en quelquessortes, car il sera plus productif, il rendra les autres plus efficaces. C’est un cercle vertueux, qui met en relation l’assimilation des idées nouvelles, l’influence sur l’entourage, et le développement de manière générale.

Chapitre 1 : L’éducation : inscrire ou instruire ?

3°) L’inconvénient que présente la scolarisation pour les familles pauvres est le coût de celle-ci. Les parents quin’ont pas les moyens de payer les frais d’inscription, les dépenses matérielles notamment les fournitures scolaires ou encore les uniformes, sont moins incités à inscrire leurs enfants dans un école. De plus, cette scolarisation empêche les enfants d’aider leurs parents dans les tâches quotidiennes ou dans certaines activités pour subvenir aux besoins de leur famille. En effet, la raison principale estque beaucoup de parents ne voient pas d’avantages à inscrire leurs enfants à l’école car pour eux, la priorité est de maintenir des réserves suffisantes pour vivre, la scolarisation de leurs enfants leur rapporte peu ou pas du tout à court terme, dans l’immédiat.

4°) Les solutions mises en place concernent l’inscription et les coûts qu’engendre la scolarisation. Des politiques économiques ontrendu l’école primaire gratuite, c’est-à-dire sans frais d’inscription et sans obligation de participation financière des parents. De plus, des allocations familiales sont versées pour réduire les coûts indirects, et les cantines scolaires sont devenues gratuites.

5°) Une addition montre que les programmes les moins traditionnels sont les plus efficaces, car si on additionne les coûts d’uneannée supplémentaire (figure 2 p. 36) pour l’information sur les bénéfices de l’éducation, le déparasitage, la distribution gratuite d’uniformes filles/garçons, et les bourses au mérite, on arrive à un total de 398€ , ce qui est largement inférieur au coût du programme PROGRESA (1000€ et 6000€) pour la même année.

6°) L’efficacité de ces moyens est remise en cause car les manuels distribués sont enanglais, alors que beaucoup d’enfants ne parlent pas l’anglais couramment. De plus les programmes ne sont pas adaptés et ceci est dû à la généralisation de l’éducation qui englobe des différences de niveau entre les élèves. Enfin, les enseignants, souvent absents, ne sont pas assez impliqués ni motivés.

Chapitre 2 : La santé : comportements et systèmes

7°) L’état sanitaire s’il est...
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