Le discours de la méthode de descartes (résumé préparatoire à une fiche de lecture)

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  • Publié le : 29 novembre 2009
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Première partie
Le Discours de la méthode s'ouvre sur la fameuse phrase « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » .
Descartes nous explique dans cette première partie que le bon sens (puissance ou pouvoir de juger) est réparti également chez chaque être humain, mais dépend de la manière dont chaque individu utilise cette faculté. C'est cela même qui crée la divergence desopinions.
Soulignant son intérêt pour toutes les sciences, que ce soit la poésie, les mathématiques, les écrits des anciens païens, la théologie ou la philosophie, Descartes entreprend des recherches dans les pensées les plus étrangères et anticonformistes de son époque, bien qu'il pût passer pour sot, afin de s'en faire son propre jugement. Il dénonce néanmoins des sciences aussi superstitieuses quel'astrologie, l'alchimie, la magie...
C'est en se fondant sur ces connaissances aussi diverses, également acquises lors de voyages, que Descartes apprend à consolider son savoir, tout en n'oubliant pas d'extraire de ses sources le vrai du faux. Il faut cependant comprendre qu'il commence avec ironie, car le bon sens, ne permet pas d'atteindre la vérité.
Deuxième partie
Enfermé dans son poêle(chambre chauffée), Descartes établit un retour à sa pensée et sa subjectivité acquise dans sa jeunesse sans vouloir se soucier des principes déjà fondés. Ce retour à la raison lui semble nécessaire, à l'image d'une ville construite d'une part par des hommes de raison, qui ont fondé les premières ruelles irrégulières, guidés par la fortune et la volonté, et d'autre part, par quelques architectesfous, qui ont construit les grandes places, guidés par la fantaisie et la grandeur. Démontrant que le travail seul peut être plus efficace qu'un travail de groupe par la conduite plus simple du raisonnement de construction de l'œuvre, du bâtiment ...
Pour Descartes, il s'agit d'une évolution ; celle du passage d'un concept naturel (divin) simple et objectif à celle d'un concept modelé par lasubjectivité et l'artificiel, devenu trop complexe.
Descartes se prépare donc à remettre en question tous les concepts qu'il connaît, afin que rien de subjectif ou de fantaisiste ne vienne polluer sa pensée, au profit de la raison inconditionnelle ; pour ce faire, il s'impose quatre préceptes :
• Ne recevoir aucune chose pour vraie tant que son esprit ne l'aura clairement et distinctement assimilépréalablement.
• Trier ses difficultés afin de mieux les examiner et les résoudre.
• Établir un ordre de pensées, en commençant par les plus simples jusqu'aux plus complexes et diverses, et ainsi de les retenir toutes et en ordre.
• Passer toutes les choses en revue afin de ne rien omettre.
Descartes appliqua d'abord avec succès ces préceptes pour les règles d'arithmétique, avant d'atteindre un âgeassez mûr pour les appliquer à la philosophie.
Troisième partie
Descartes élabore une « morale par provision », constituée de quatre maximes, afin de diriger ses pensées et ses actions de façon juste :
• En premier, "d'obéir aux lois et aux coutumes de mon pays". Il s'agit là d'une règle de conformisme.
• En second, il s'agit d'être « le plus ferme et le plus résolu en mes actions que jepourrais, et de ne suivre pas moins constamment les opinions les plus douteuses lorsque je m'y serais une fois déterminé, que si elles eussent été très assurées ». Ceci afin d'avoir bonne conscience dans ses actes.
• La troisième maxime consiste à ne rien désirer ou changer de plus que ce qu'il ne peut, sachant que seuls sa pensée et son corps en sont capables (satisfaction dans l'humilité) : «changer mes désirs [plutôt] que l'ordre du monde ».
• La quatrième maxime, dit Descartes, c'est « d'employer toute ma vie à cultiver ma raison, et m'avancer autant que je pourrais en la connaissance de la vérité, suivant la méthode que je m'étais prescrite ».
Après cela, Descartes entreprit un voyage qui dura neuf années, à observer, chercher la vérité, et déraciner les idées reçues.
Il ne...