Le don d'orgaes

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  • Publié le : 16 avril 2011
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LE DON D'ORGANES



Sommaire:

Problématique :
Quels sont les limites du don d'organe ?

I- Introduction

II- Qui peut donner ?

III- La démarche médical

IV- La démarche juridique

I- Introduction

a)Définition:

La greffe consiste à remplacer des cellules, tissus ou organes défaillants par d'autres sains, issus d'un don ou d'un prélèvement sur une personne enétat de mort cérébrale.

La mort cérébrale est déclarée après un examen clinique au cours duquel on constate notamment :

l'absence de conscience,
l'absence de ventilation spontanée,
deux électro-encéphalogrammes plats à quelques heures d'intervalle.

Un organe est une partie du corps qui remplit une fonction précise et possède une caractéristique importante : il est irriguépar des vaisseaux (artères et veines) qui le nourrissent. Au cours de la greffe, l’étape essentielle consiste à relier le système vasculaire de l'organe à celui du patient qui reçoit la greffe.
Quand on parle de don d'organes ou de tissus, on fait référence à la volonté de la personne qui va être prélevée. Quand on parle de prélèvement, on fait référence à l'acte médical qui est rendu possible parle don. En France, le prélèvement ne peut pas se faire sur une personne qui était contre le don.
Le don d'organes est caractérisés par 3 principes fondamentaux:
la gratuité
le consentement préalable
l'anonymat

b)Quelques chiffres :

-4 580 greffes ont été réalisées en 2009.-5 % des greffes ont été réalisées grâce à des donneurs vivants.-14 403 personnes ont eu besoin d'unegreffe en 2009.
-250 malades sont décédés faute de greffe.


II- Qui peut donner ?

En France, il n'y a pas d''âge limite pour le don d'organes, tout le monde peut donner son accord au prélèvement d’organes et de tissus sur son corps après la mort.

a) Le don de son vivant

Une personne en bonne santé a la possibilité de donner un organe de son vivant. C’est le cas par exemple du reind’une partie du fois ou très rarement du poumons. On peut en effet vivre avec un seul rein, une partie du foie (car c’est un organe qui se régénère rapidement) ou une partie des poumons.

L’autorisation de prélèvement, à l’exception des pères et mères, peut concerner :
le fils, la fille, le frère ou la sœur du receveur,
le conjoint de son père ou de sa mère
ses grands-parents ,oncles, tantes et cousins
son conjoint et toute personne faisant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur
Néanmoins le don n’est possible que si le donneur est majeur.

Les personnes qui souffrent d’infections sévères ou d’un cancer, ne peuvent pas donner leurs organes ainsi que celles contaminées par le sida.. Mais le prélèvement peut être envisagé sur certainsdonneurs sous traitement médical, ou qui ont des antécédents médicaux lourds. Cependant les médecins sont seuls juges, au cas par cas, de l’opportunité du prélèvement.

Le donneur doit bien comprendre les enjeux et les risques de l’opération, mais il doit toutefois s'assurer qu’il n’a pas subi de pression de l’entourage.

b)Prélèvement d'organes après la mort

Tout sujet en état de mortcérébrale peut être considéré comme un donneur potentiel. Mais ce cas est rare : environ 1 600 sur 500 000 décès par an
en France.

En effet, chez les personnes en état de mort cérébrale (ou encéphalique), le cerveau s'est définitivement arrêté de fonctionner et il est entièrement détruit. Mais l’activité cardiaque et la respiration peuvent être artificiellement maintenues quelques heures etpermettre ainsi la survie des organes.

En cas de décès d'un patient, le médecin vérifie si celui-ci n'était pas inscrit sur le registre national des refus. Il contacte la famille pour lui demander
quelle était la position du défunt par rapport au don d’organes et là, plusieurs hypothèses sont envisageables :

Si le défunt avait clairement exprimé son accord à sa famille (qu'il ait ou...
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