Le droit, la société et l'etat moderne

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  • Publié le : 23 novembre 2009
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Le droit, la société et l’Etat moderne
Introduction :
Moderne : étym. latin modo qui signifie récemment.
Ce qui est moderne est ce qui n’est pas traditionnel (par exemple : la haine du travail est traditionnelle et Smith en fait un facteur de richesse, c’est moderne).
Le passage de la tradition à la modernité est un grand axe de la culture.
Nous sommes d’ailleurs récemment passéd’une société holiste (le bien être de la communauté est plus important que celui de la personne ; le tout prévaut sur les parties) à une société individualiste où on a d’avantage de droits que de devoirs, c’est le progrès social.
La société individualiste efface les fondements de la société holiste, l’individu n’est plus qu’un atome social pour revenir à la formule de Durkheim.
I-FondationsFonder suppose une profondeur, une verticalité et donc une stabilité à l’opposé de la superficialité. Fonder implique une certaine durée qui prétend se pérenniser.
Pourquoi les sociétés ont-elles été fondées ?
Il y a un moment où l’on passe de la horde à un groupe pré-étatique, dit politique dont on a peu de traces. On tente de modéliser l’origine de ce changement avec deux hypothèses. Lesdeux partent d’une même observation : tandis que l’animal est sujet à une sélection naturelle, l’homme s’adapte à son milieu et pour cela vit avec des semblables (ce qui ne signifie pas qu’il vit en société).
La première thèse, celle de Darwin reprise par Freud dans Totem et tabou et par Girard dans La violence et le sacré soutient que dans ces hordes, le mâle dominant interdit aux autres mâles(ses enfants) de rester avec les femelles. Frustrés ceux-ci s’allient, le tuent et le mangent lors d’un repas totémique. Ce cannibalisme est naturel et relève du respect et de l’amour dû au chef : on mange son cœur pour prendre son courage. Si cette idée est prohibée dans notre culture, il en reste des idées comme les baisers, l’eucharistie ou l’expression « mignonne à croquer ». Par ailleurs il ya une complicité dans le mal avec le repas totémique qui devient traditionnel. Mais culpabilisés du meurtre de leur père, les mâles cherchent à respecter le vœu de celui-ci et vont chercher les femelles dans d’autres tribus et l’inceste est prohibé d’où l’exogamie. Pour Freud cette théorie permet à la fois d’expliquer la totémisation et le tabou qui est l’ancêtre de la loi ; c’est une solutionanthropologique et psychologique (on retrouve le mythe d’Œdipe).
L’autre explication consiste à dire que si le besoin est un manque naturel chez l’animal, l’homme a des désirs (étym. manque d’une étoile, de quelque chose d’inaccessible) auquel un seul homme ne peut répondre (on note que si il est réalisé ce n’est pas un désir mais un faux besoin). Il y a donc une société de l’échange car on abesoin du travail de l’autre où le partage du travail amène à la création de faux besoins et donc de liens. La société serait donc fondée pour répondre aux besoin via une solidarité mécanique puis organique.
Rousseau : Discours sur l’origine et l’effondrement de l’inégalité entre les hommes
En 1750, alors que Rousseau est inconnu, il va à Paris pour défendre Diderot qui est à la Bastille pourson matérialisme. Sur la route il participe au concours de Dijon et l’emporte avec le premier livre, en 1759, célèbre il écrit un second livre.
L’introduction du discours est un exorde comminatoire (menaçant) où il remet en cause les privilèges, 34 ans avant la révolution. Il évoque l’état de nature qui nous permet de mesurer l’état civil. Etudions cette théorie et sa vision chez 3 philosophes :-Hobbes (XVII) dans Léviathan pour qui à l’état de nature, les hommes sont semblables, ont les mêmes aspirations et se battent pour celles-ci : ce qui pousse à la guerre est la ressemblance, pas la différence : bellum omnium contra omnes (la guerre de tous contre tous). Pour Nash, la solution viendrait d’un partage. (HS : la solution que propose Hobbes est la mise en place d’un solide...