Le droit naturel et positif

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  • Publié le : 11 novembre 2012
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Est-ce que le droit est conçu comme une valeur suprême ou est-t-il un mal nécessaire ? Tout dépend des cultures.
En effet, les occidentaux ont une sorte de foi dans le droit et considèrent l’Etat de droit comme un signe de civilisation ; seulement à l’opposé, en Extrême Orient il y a plus de réticence à l’égard du droit, car pour eux la régulation de la société par les mœurs est préférable et lerecours au droit est un signe d’échec sur le plan des relations humaines.
C’est donc la recherche de la coercition étatique, caractérisant la règle de droit, qui conduit à se poser une question ; le législateur est-il entièrement libre de créer la règle de droit selon son souhait ?
C’est alors en répondant à cette question que l’on trouve une opposition entre deux conceptions, l’une idéaliste,qui tient de l’existence d’un droit naturel ; et l’autre positiviste, qui reconnait d’autre droit que le droit positif.
En d’autre terme le droit naturel est un ensemble de règles idéales de conduite humaine, supérieur aux règles du droit positif, s’imposant à chacun, y compris le législateur, afin de résister aux lois contraires à l’idéale de justice ; et le droit positif est aussi un ensemblede règle, mais de droit objectif, en vigueur sur un territoire donné à un moment donné et plus largement dans un ordre juridique donné.
Les doctrines idéalistes et positivistes sont-elles seulement en opposition ou existe-t-il une conciliation ?
Nous allons donc voir dans un premier temps les doctrines idéalistes (I), puis dans un second temps les doctrines positivistes (II), toutes deux dansleur ensemble.
I) L’existence d’un droit naturel
Ces doctrines ont amenées des grands courant de pensé à travers le temps sur le droit naturel.
Nous allons donc voir la naissance de ces doctrines amené par différents grands juristes (A), jusqu’à leurs critiques et les faiblesses de celles-ci (B).
A) La naissance des doctrines idéalistes et du droit naturel
La désignation de droit naturel estune théorie ancienne qui n’a pas cessé d’évolué jusqu’à aujourd’hui, mais la naissance de cette théorie s’inspire avant tout de principe supérieur d’origine diverse.
Tout d’abord c’est dans la philosophie d’Aristote, dans l’antiquité, que l’on trouve la première conception du droit naturel ; Il expose celui-ci comme un principe supérieur de justice qui est inscrit dans la nature des choses, end’autre terme il suffit d’observer la nature des choses pour savoir ce qui est juste, ce qui est conforme à l’ordre de l’univers. Un autre auteur suit cette théorie en exprimant qu’« une loi injuste, une loi mauvaise, n’est pas une loi, n’est pas du droit », Platon.
Seulement cette conception n’est pas la même pour d’autre, puisque plus tard, au XIIIème siècle, en approfondissement à lapensé d’Aristote, vient celle de St Thomas d’Aquin qui exprime l’insuffisance de la loi naturelle, car la source authentique du droit est pour lui, l’écriture sainte, c’est-à-dire que la loi naturelle est le reflet de la loi divine éternel.
Dans sa pensée, St Thomas d’Aquin met en avant une sorte de hiérarchie, où entre la loi divine au sommet, immuable, complète et parfaite, et la loi positive,se trouve le droit naturel, qui peut être amené par la raison. Donc pour ce juriste de l’époque si la loi humaine est en contradiction avec la loi de dieu ou si elle en opposition flagrante avec la raison, elle n’a plus à être respecter. Dans la conception de St Thomas d’Aquin demeure une coloration religieuse qui va se perdre par l’arrivé de l’Ecole du droit naturel, fondépar Grotius.
C’est ainsi dans cette Ecole qui se développe au XVII et XVIIIème siècle par Grotius qu’est amené une nouvelle conception du droit naturel, une conception laïcisé qu’il développe dans son œuvre « du droit de la guerre et de la paix » où le droit naturel ne dépend plus de Dieu, mais où il s’agit d’un droit naturel laïc qui est fondé sur la nature de l’homme et sur la raison....