Le figaro

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  • Publié le : 9 mai 2010
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|Fig. 1 Les différentes formes prises par les investissements directs vers l’étranger |

Créations ou participations
Selon la définition du Manuel de la Balance des Paiements du FMI, les investissements directs étrangers (IDE) correspondent aux différentes opérations financières destinées à agir sur la marche et la gestion d’entreprises implantées dans un pays différent decelui de la maison mère.
Sous le terme d’IDE se regroupent en fait deux grands types d’opérations (fig. 1). D’une part, celles réalisées par croissance interne au sein d’une même firme transnationale entre la maison mère et ses différents établissements implantés à l’étranger (filiales, bureaux de représentation, etc.): création ex-nihilo d’unités nouvelles; extension des capacités de productiondes unités déjà existantes; flux financiers entre établissements (augmentation de capital, prêts et avances de trésorerie par la maison mère, etc.); réinvestissement local des bénéfices. D’autre part, celles réalisées par croissance externe, à condition d’atteindre au moins 10% du capital de l’entreprise étrangère convoitée: ce seuil est désormais retenu internationalement pour distinguer les IDEdes «investissements de portefeuille», par définition beaucoup plus volatils et correspondant aux prises de participation inférieures à 10% du capital d’une entreprise.
Les investissements directs étrangers se réalisent principalement par «croissance externe». Deux vecteurs y contribuent: les programmes de privatisation d’entreprises publiques lancés dans les pays industrialisés comme dans lespays en développement depuis le début des années 1980; les fusions-acquisitions géantes (OPA — offres publiques d’achat — «amicales» ou «inamicales») destinées à placer les firmes transnationales en situation d’oligopole et à leur fournir dans les plus brefs délais la fameuse taille critique destinée à les protéger contre les tentatives concurrentes. Ces opérations d’achat sont souvent redoutées parles entreprises qui en sont l’objet, leur personnel et le pays hôte: elles se traduisent moins souvent par la création de nouvelles filiales et d’emplois que par la fermeture des établissements les moins performants ou en double emploi, de même que par des licenciements, l’objectif étant de maximiser les synergies entre les différentes unités de la maison mère organisées en réseau, voire dedétruire la concurrence.
L’attractivité spectaculaire des «pays émergents».
Autour de ces deux pôles gravite le groupe étroit des «pays émergents», expression forgée au cours des années 1990 dans les milieux financiers. Il s’agit d’un groupe d’une vingtaine de pays en voie de développement rapide et d’Europe orientale (leur inventaire ne donne lieu pour le moment à aucune liste officielle) ayantincontestablement tiré profit de la mondialisation de l’économie (Bost, 2002). La plupart d’entre eux sont en Asie orientale (Chine avec Hong Kong, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Malaisie, Taïwan, Philippines, Singapour, Thaïlande), en Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Mexique) et en Europe centrale et orientale (Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Bulgarie, Russie). Enrevanche, le continent africain ne compte qu’un seul pays émergent (Afrique du Sud). Signe tangible de l’engouement qu’ils suscitent depuis une dizaine d’années, ces pays attiraient à eux seuls 88% du total des stocks d’IDE au sein du monde en développement et des pays en transition, et 29% du total mondial des stocks d’IDE en 2002.
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|Carte 3. Stocks d’investissements directs étrangers en Europe en 2002 |

Au sein de ce groupe, la Chine n’a cessé de se détacher irrésistiblement depuis le milieu des années 1990, au point de devenir le premier pays d’accueil mondial des flux d’IDE en 2002 (10% du total mondial avec Hong Kong), devant les États-Unis. Bien qu’à la seconde...
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