Le fils de l'horizon tabbuchi

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  • Publié le : 28 mars 2011
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Le cinéma, le théâtre, Pessoa, l'Inde et Lisbonne ont fait de Tabucchi l'un des écrivains italiens contemporains les plus lus en France. Intellectuel et divertissant, il a pris naturellement la place laissée vacante par Italo Calvino : son public est le même. Son nom prononcé est un garant de culture et de bon goût. Parce qu'il a fait éclater les frontières de son pays, ce professeur delittérature portugaise a revitalisé l'art romanesque. Antonio TABUCCHI est né en 1943 à Pise. Écrivain italien, romancier et spécialiste de la littérature portugaise, il rédige au cours de ses études littéraires une thèse sur le surréalisme au Portugal. Il sera également l’auteur de Nocturne indien (Prix Médicis étranger 1987), de Sostiene Pereira (Pereira prétend) et de la Tête perdue de DamascenoMonteiro. Son œuvre a une grande cohérence, il recherche les failles de la vie, dénonce les apparences et nous offre des romans aux airs faussement policiers. Mais bien qu’il faille attendre la Révolution Industrielle de la fin du XIXe/début XXe pour voir apparaitre le roman policier (interdits de publication en 1941 parle régime fasciste) en Italie, Antonio TABUCCHI s’essaie au genre en répondant aux codes stylistiques. Il écrit alors Le fil de l'horizon en 1986. Selon la vérité de Spino (za ?), Le fil de l’horizon se dérobe dès qu'on s'en approche. De son propre mouvement, il enquête sur la mort d'un cadavre rencontré à la morgue, "entrepôt de la vie". Les signes l'égarent, la logique del'investigation ne correspond pas à la raison pure, Spino dérape. Pourquoi Carlo Nobody est-il mort ? Spino voudrait le savoir, parce qu'on ne peut pas "laisser mourir les gens dans le néant". Dans une ville au bord de la mer (Gênes ?), l'enquête devient quête sur les raisons de vivre, aussi fugitives que la ligne d'horizon. dans Le Fil de l’horizon, la quête de la vérité impossible est racontée dans uneforme qui est elle-même fuyante, tout se passant comme si vous faisiez explicitement appel à la structure du roman policier pour mieux la subvertir. Nous verrons alors que si l’extrait mêle fiction et réalité, il nous offre une omniprésence du passé dont il est difficile de se débarrasser..

Tout d’abord, nous pouvons observer que le roman de TABUCCHI mêle fiction et réalité. En effet, leréalisme est ancré dans l’écriture. La majeur partie de cet extrait est une image, tout n’est que description ce qui justifie l’emploi de l’imparfait, « disait », « était », pouvait », ou encore « se penchait ». On peut également noter les nombreuses précisions réalistes qui s’y trouvent car les repères temporels sont ancrés dans cet extrait. Nous pouvons noter la présence de complémentscirconstanciels de lieux tels que «carte postale de Duino », « sur le lac majeur » ou encore « en Argentine », ainsi que des compléments circonstanciels de temps tels que « été de la Saint Martin », « demain » ou encore « en trois jours ». Le temps est d’ailleurs une valeur essentielle de l’extrait. Dès la première page du chapitre dix, on retrouve en effet la phrase « il a jeté un coup d’œil au cadran lumineuxde l’horloge sur la façade », ce qui nous prouve, avec l’horloge symbole même du temps, que le personnage est préoccupé par la valeur temps et ancre par la même occasion le lecteur dans le réel. Sans compter sur le fait que l’auteur nous fait partager la vie de Spino en incluant Sarah ou même sa famille. En effet, le personnage de Spino nous fait entrer dans son univers, dans son intimité. Encommençant par Sarah, sa compagne, qui est partie « en vacances » pour une « excursion de trois jours ». « Son école », ce qui démontre peut être un statut d’institutrice, profession tout à fait réaliste, l’a organisé. De plus, Spino lui demande de « lui envoyer des cartes postales » ce qui nous prouve l’existence d’un système postale, également présent dans le monde réel. Puis nous sommes...
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