Le front populaire

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  • Publié le : 25 avril 2011
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Le Front populaire français
Dans quelles mesures peut-on dire du Front populaire, qui est l’aboutissement de l’union de la gauche dans une lutte commune, qu’il n’est pas un mouvement unitaire ?

I. La construction difficile du Front populaire
A. Des rivalités historiques entre et dans les partis
* Congrès de Tour 1920 : scission de la SFIO et du PCF
* Le parti radical aupouvoir avec Herriot 32, puis Daladier et Sarrault 33 : position centre-droit alors que majorité parlementaire socialiste
* Communistes et socialistes : faut-il faire la révolution après l’échec radical de 32 ou sauver le système républicain ?
* Division de la SFIO sur la question d’une action commune avec le PCF ou d’une alliance avec le centre-gauche ; « néo » et « Action socialiste » écartédu parti, ils réclamaient un front unique ; discours de gauche mais soutien aux radicaux = mécontentement social contre le parlement + ascension extreme-droite
* PCF victime de répression de Tardieu en 1929 ; dénonce la SFIO dans « L’Humanité » car soutien aux classes moyennes et radicaux ; 30 000 adhérents alors que l’élection dépasse un million et la CGTU 250 000 membres ; 7eme congrès en32= Thorez
* Les syndicats CGT et CGTU depuis 21 : dominance CGT avec 500 000 adhérents
B. Un rassemblement rendu possible par la mobilisation de la population dans la lutte antifasciste
* Manifestations des ligues fréquentes et violentes
* Evènement du 6 février 34 : Daladier démissionne et laisse la droite avec Doumergue assisté de Tardieu et Herriot
* Blum et Faure ne pensepas à la mobilisation de masse ; Zyromski à gauche de la SFIO ainsi que le PCF préconise une contre manifestation accompagnée d’une union du mouvement
* Le PCF dénonce le régime parlementaire bourgeois défendu par les socialistes et l’Humanité publie un appel à la manifestation contre le fascisme et la démocratie bourgeoise
* Manifestation du 9 février : les communistes sont rejoints pardes militants socialistes
* Manifestation du 12 février : union des cortèges menés par Blum et Cachin
* Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, Syndicat national des instituteurs, Ligue des Droits de l’homme soutiennent le mouvement antifasciste
* Thorez rencontre Dimitrov à Moscou : mouvement antifasciste avec les socialistes
* Rapprochement SFIO-PCF : mise en placed’un Comité national de coordination et signature du pacte d’unité d’action le 27 juillet 34.
* 14 juillet 35 : grande mobilisation antifasciste de tous les partis et syndicats
* Elections municipales en mai 35 : politique de désistement entre SFIO et PCF = succès : formation de la « ceinture rouge »
* Union des syndicats décidée fin 35 : incompatibilité mandat politique et syndical etactions syndicales calquées sur le programme du Front en théorie
* Election de 36, 26 avril et 3 mai : réussite pour le PCF et la SFIO
C. Des conflits persistants
* Problème chez les radicaux : Herriot en désaccord dans la participation du parti radical au Front pop, Daladier devient chef du parti début 36 = ralliement au Front
* Problème du programme commun en 1935: contre-politiquede Laval ; lutte contre les Ligues ; mesures économiques discutés car il faut raccrocher les radicaux au mouvement ;
* Programme établi le 9 janvier 36 avec les revendications politiques et économiques, signé par le Rassemblement et une centaine d’organisations culturelles et sociales
* Ce programme n’est pas utilisé par les partis au premier tour, mais devient la charte fondatrice duFront au second tour.
* Mouvement de grèves dans toute la France pendant le mois d’attente de la sortie de Sarraut ; défilé commun de Thorez, Cachin et Blum le 24 mai au Mur des fédérés pour commémorer la Commune
* La grève touche tout le secteur métallurgique à Paris, puis s’étend à tous les secteurs industriels = création d’un esprit gréviste : information par tract, journaux,...
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