Le gai savoir de l'acteur

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  • Publié le : 4 mai 2011
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Brecht disait avec raison de Shakespeare : « Dommage qu'il soit beau, même à la lecture : c'est son seul défaut, mais il est grave. » Il avait raison. Une oeuvre théâtralevalable, paradoxalement, devrait ne pas plaire à la lecture et ne révéler sa valeur qu'à la réalisation scénique. On me dira ce qu'on voudra : c'est en les voyant jouer sue lesplanches que des pièces comme Dom Juan ou le Tartuffe de Molière me sont apparues comme des chefs-d’œuvre. [...] Que dire alors de Ruzzante ? Quel hypocrite voudrait me fairecroire qu'il s'agit d'une grande oeuvre littéraire ? Pendant des siècles, les textes de Beolco sont restés ensevelis, parce qu'ils ne correspondaient pas aux canonslittéraires, ils étaient impossibles à classer : des oeuvres en dialecte qui traitaient de sujets comme la faim, le sexe, la misère, la violence... rien à voir avec le « sublime ».Brecht disait avec raison de Shakespeare : « Dommage qu'il soit beau, même à la lecture : c'est son seul défaut, mais il est grave. » Il avait raison. Une oeuvre théâtralevalable, paradoxalement, devrait ne pas plaire à la lecture et ne révéler sa valeur qu'à la réalisation scénique. On me dira ce qu'on voudra : c'est en les voyant jouer sue lesplanches que des pièces comme Dom Juan ou le Tartuffe de Molière me sont apparues comme des chefs-d’œuvre. [...] Que dire alors de Ruzzante ? Quel hypocrite voudrait me fairecroire qu'il s'agit d'une grande oeuvre littéraire ? Pendant des siècles, les textes de Beolco sont restés ensevelis, parce qu'ils ne correspondaient pas aux canonslittéraires, ils étaient impossibles à classer : des oeuvres en dialecte qui traitaient de sujets comme la faim, le sexe, la misère, la violence... rien à voir avec le « sublime ».
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